[TO] Règles techniques

Un système automatique de maintien à flot

Mots clés : Entreprise du BTP - Gros oeuvre - Produits et matériaux - Second oeuvre - Travail

-Un clapet à contrepoids pour maintenir le bassin en eau à marée basse. -Un système unique sur la façade atlantique.

La transformation du bassin d’échouage en port de plaisance de Piriac (Loire-Atlantique) a été confiée à un groupement d’entreprises régionales, dont Charier (mandataire), Armor pour le dragage, Semen TP pour les digues et le déroctage, et Pétrissans pour la construction d’une porte automatique à l’entrée du port.

Chaque entreprise a utilisé sa compétence technique propre : « Notre spécialité est de casser les rochers sous l’eau, de miner et de préparer les pieux pour qu’ils entrent dans la roche comme dans de la terre », explique Adolphe Mouillé, P-DG de Semen TP (à Couëron).

Un procédé qui lui est propre et que l’entreprise garde jalousement secret. L’entreprise a donc posé le coffrage de palplanches qui gardait le chantier hors d’eau dans le port, et battu les pieux des pontons dans le rocher. Armor a par ailleurs effectué le dragage pour l’accès au port.

Assistance pneumatique pour les mortes-eaux

La principale particularité technique de ce chantier réside toutefois dans l’installation d’un système, réalisée par l’entreprise de travaux publics maritimes et fluviaux Pétrissans, installée à Saint-Barthélemy (100 salariés, 80 millions de francs de chiffre d’affaires). L’ouvrage de sortie du port est constitué d’une porte à clapet basculant sur un axe horizontal, qui monte à marée basse pour garder le port en eau, et qui s’efface à marée haute. Les créneaux d’accès au port sont sensiblement augmentés, dans un secteur qui connaît de fortes amplitudes de marée.

Dans son périmètre de palplanches, on coule un radier central en béton avec deux chambres de manoeuvre latérales. La porte abaissante en acier est placée sur le radier, les chambres accueillent les contrepoids qui assurent la montée et la descente de la porte, au gré des marées. Les contrepoids sont constitués de flotteurs qui agissent en fonction des marées : quand l’eau monte, la porte bascule horizontalement vers le fonds du radier ; à marée descendante, les flotteurs font remonter le clapet en position haute (1,50 m hors d’eau). D’une dimension de 15 m de large sur 1,50 m de retenue d’eau, la porte abaissante est assemblée par Pétrissans. L’entreprise avait déjà employé ce procédé qui lui est propre dans les ports de Lézardrieux (Côtes-d’Armor), Plouher-sur-Rance (Ille-et-Vilaine), Barneville-Carteret et Diélette (Manche). Mais, contrairement à ces ports, où le clapet automatique fonctionne uniquement selon le principe d’Archimède, la porte de Piriac bénéficie d’un système d’assistance pneumatique à la remontée et à la descente, pour les périodes de mortes-eaux. « La poussée d’Archimède s’avérant insuffisante pour les flotteurs quand le marnage est au plus faible, explique Jacques Scouarnec, directeur technique de Pétrissans, on injecte de l’air comprimé dans le clapet pour le rendre plus léger à la montée, et on le vide pour le rendre plus lourd à la descente. » Le réglage du clapet a nécessité dix jours sur un chantier de cinq mois. Il s’agit du seul système de ce type sur la façade atlantique.

FICHE TECHNIQUE

Maître d’ouvrage : chambre de commerce et d’industrie de Saint-Nazaire.

Maître d’oeuvre : service maritime et de navigation de Nantes.

Entreprises : Charier (mandataire), Semen TP, Armor, Pétrissans.

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