Enjeux Bureaux

Un semestre en demi-teinte

Un marché à deux vitesses. C’est ainsi qu’apparaît l’immobilier de bureaux en 2017. Si l’on se penche spécifiquement sur les chiffres de l’Ile-de-France, le principal marché tertiaire français, deux tendances se profilent au premier semestre. Tout d’abord, la demande placée de bureaux a progressé de 4 % sur un an. Selon le groupement d’intérêt économique ImmoStat, celle-ci a atteint 1 164 600 m². Un bon résultat malgré un deuxième trimestre difficile. En effet, si les trois premiers mois affichaient une bonne dynamique avec un total de 662 500 m², seulement 502 100 m² ont changé de main entre avril et juin. En cause, les incertitudes liées à l’élection présidentielle, mais aussi « un nombre important de jours fériés au mois de mai », comme l’explique le cabinet de conseil JLL.

Du mieux au second semestre ? Seconde tendance : le recul de 27 % sur un an du montant global des investissements en Ile-de-France, qui s’établit à 5 milliards d’euros, toujours au premier trimestre. Même orientation à l’échelle nationale : les volumes investis enregistrent un niveau modéré de 7 milliards et accusent une chute de 40 % sur un an, souligne BNP Paribas Real Estate, la filiale immobilière de BNP Paribas. Une tendance baissière qui s’explique, elle aussi, par le calendrier électoral chargé.

De quoi augurer un second semestre à la traîne ? Pas sûr. Les perspectives s’annoncent plus encourageantes pour la demande placée de bureaux en région parisienne. Eric Siesse, directeur du pôle bureaux en location Ile-de-France de BNP Paribas Real Estate, table ainsi « sur une demande placée comprise entre 2,5 et 2,6 millions de mètres carrés sur l’ensemble de l’année ». Une prévision supérieure à l’activité réalisée en 2016, avec ses 2,4 millions de mètres carrés commercialisés.

Côté investissements, le second semestre 2017 pourrait être celui d’un rattrapage… modéré. En effet, selon le cabinet Cushman & Wakefield, les volumes enregistrés cette année au niveau national devraient atteindre entre 27 et 30 milliards d’euros, contre 31 milliards d’euros l’année précédente. Malgré ce résultat en demi-teinte, certains acteurs envisagent les prochains mois avec optimisme, comme Altarea Cogedim, qui a d’ores et déjà 51 projets d’immobilier de bureaux dans ses cartons. De quoi lui offrir une bonne visibilité pour les années à venir.

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