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Un petit finisseur réalise les allées d’un golf italien

Mots clés : Sport

Deux difficultés sur ce chantier : la pose d’un enrobé à base de résine transparente et des pentes jusqu’à 30 %.

Sies, une PME italienne basée à Sienne, a acquis un petit finisseur Caterpillar AP300 d’une largeur de base de 1,7 m pour la réalisation des allées d’un golf en Toscane. Destinée à la circulation des voiturettes, cette route serpente le long du parcours de 18 trous et, surtout, monte et descend les collines artificielles. Certaines portions affichent une pente à 30 %, d’où la nécessité d’un matériel puissant. « En montée, la motorisation est suffisante et le blocage de différentiel manuel favorise la traction. En descente, les freins hydrauliques sont efficaces, même avec la trémie remplie », note Claudi Sanchi, dirigeant de Sies. La machine est montée sur pneus. Elle perd en traction par rapport à un modèle sur chenilles mais gagne en maniabilité, ce qui était important pour suivre le parcours sinueux de l’allée.

Résine

Le chantier a démarré par le terrassement du chemin sur une épaisseur de 20 cm seulement, effectué à la pelle hydraulique. Le finisseur a ensuite posé la couche de fondation qui, une fois compactée, fait 20 cm d’épaisseur. L’AP300 a ensuite effectué un deuxième passage pour poser la couche de roulement sur 3 cm d’épaisseur. Le matériau de surface est composé d’un mélange de gravillons locaux et d’une résine transparente conférant au revêtement une texture et un aspect naturels. « Cette machine peut poser n’importe quel type de matériau sans problème, qu’il s’agisse d’enrobés bitumineux, de mélanges avec liants, de sables traités ou d’enrobés avec liants polymères », confirme Claudi Sanchi. Pour éviter que les poids lourds ne détruisent le green du golf, l’approvisionnement du finisseur a fait l’objet d’un soin particulier. Les poids lourds apportaient le matériau sur une zone de stockage, ensuite repris par un motobasculeur qui le transportait directement jusqu’au finisseur. Différentes zones d’approvisionnement ont été aménagées tout au long du parcours afin que le motobasculeur n’ait pas à se déplacer sur une distance supérieure à 500 m. Au-delà, il n’aurait pas eu le temps d’approvisionner la trémie du finisseur avant que celle-ci ne soit complètement vide, provoquant une rupture dans la pose toujours délicate à gérer.

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