Technique et chantier

Un petit finisseur réalise la pose d’enrobé entre les rails d’un tramway

Mots clés : Chaussée - Réseau routier - Transport collectif urbain

Pavemac a modifié un minifinisseur Ammann APW 150 G pour en faire un matériel rail-route original.

La ville de Nottingham, au centre de l’Angleterre, se dote d’une nouvelle ligne de tramway. L’aménagement de la voirie comprend la pose de deux rails boulonnés au sol et maintenus par un socle en béton coulé tout du long. Cet ensemble, d’abord protubérant, est ensuite rattrapé par la chaussée grâce à un apport d’enrobé de la même épaisseur, à droite, à gauche et entre les deux rails. L’entreprise City Asphalt possède tous les finisseurs nécessaires pour poser l’enrobé de part et d’autre de la voie. Mais, pour travailler entre les rails, l’entreprise était contrainte à une mise en œuvre à la main d’une quantité d’enrobé qui, au bout des 32 km de voie, aurait représenté plusieurs milliers de tonnes. D’où l’idée d’inventer une machine pour cela. La pose doit être propre et précise pour éviter que de l’enrobé ne tombe dans la gorge des rails. C’est Pavemac, distributeur Ammann au Royaume-Uni, qui a trouvé la solution. Il est parti du plus petit finisseur actuellement sur le marché : le Ammann APW 150 G, une machine de 940 kg dotée d’un petit moteur monocylindre Hatz de seulement 6,3 kW. La table chauffée au gaz  la petite motorisation n’est pas suffisante pour entraîner la génératrice d’un chauffage électrique  affiche une largeur de pose réglable entre 600 et 1 300 mm, donc adaptée aux 870 mm de la bande d’enrobé à poser entre les deux rails. Le modèle d’origine est équipé de trois roues. Pour le faire monter sur les rails, Pavemac a ajouté des roues en acier fixées sur les moyeux des deux roues arrière et deux roulettes boulonnées sur le châssis avant, ces quatre appuis venant se poser à l’intérieur des rails. Une trémie plus large a été installée au-dessus de celle d’origine, non pas pour augmenter la capacité d’emport mais pour élargir la couverture au-delà des rails et éviter que de l’enrobé ne tombe à côté lors du chargement, effectué au godet à l’aide d’une petite chargeuse. Automoteur, ce petit finisseur rail-route avance à la vitesse de 2 km/h. Ce n’est, certes, pas rapide mais cela accroît considérablement la productivité par rapport à la pose manuelle initialement envisagée. Sans parler de l’amélioration des conditions de travail avec des milliers de seaux d’enrobé en moins à porter.

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