Architecture et urbanisme Habitat et commerce

Un immeuble doré sur tranche

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Produits et matériaux

Clin d’œil à la Renaissance italienne autant qu’au moucharabieh arabe, les grands volets mobiles dorés qui habillent la façade de cet immeuble parisien de 24 logements prolongent de manière singulière les constructions mitoyennes en pierre…

Cet immeuble de 24 logements sociaux – du studio au 4 pièces – s’inscrit dans le cadre de l’opération d’aménagement du secteur Ourcq-Jaurès, à Paris XIXe, aménagé par la Semavip et coordonné par l’architecte Dominique Druenne. Elle s’étend entre l’avenue Jean-Jaurès et le quai de la Marne, le long de la rue de l’Ourcq et de l’ancienne Petite Ceinture. Au total, 3,6 ha pour accueillir près de 600 logements, des activités économiques et commerciales, une crèche et des espaces verts.

L’immeuble, conçu par l’agence d’architecture Laura Carducci, marque l’entrée sud de ce secteur. Il est implanté en équerre, à l’angle de l’avenue Jean-Jaurès, où il s’élève sur sept étages, et de la rue de l’Ourcq, avec deux étages de moins. Sa façade dorée en lignes brisées attire l’œil immédiatement. Elle s’habille de grands volets coulissants en acier laqué doré perforé qui protègent des regards autant que des rayons du soleil les balcons et les baies vitrées en retrait. Un système mécanique astucieux, mis au point pour cette opération, permet de les faire coulisser et de les empiler selon l’ouverture désirée.

Disposition en équerre

Depuis l’intérieur, ces volets offrent une mise à distance opportune vis-à-vis de l’avenue. « Le motif dessiné par les perforations s’inspire d’un carrelage de la Renaissance italienne », précise l’architecte. Et c’est bien le seul artifice de cet immeuble, construit par ailleurs plutôt à l’économie, avec une structure béton, une isolation par l’intérieur et des menuiseries en PVC. Le dispositif agrémente l’ensemble de la façade sud et se retourne sur la façade Est, en enveloppant l’angle et en unifiant les deux parties de l’immeuble dont l’entrée commune est sur rue.
Côté cour de l’aile Ourcq, des coursives desservent les logements éloignés du palier qui deviennent terrasses pour les appartements d’extrémité. Ainsi, chaque logement bénéficie d’une extension extérieure et d’une double orientation. Par ailleurs, la disposition en équerre préserve la distance nécessaire avec l’immeuble existant en fond de parcelle. Fait rare dans les constructions neuves, les deux derniers étages sont réservés aux logements les plus petits.

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ENCADRE

Fiche technique

Aménageur : Semavip. Maîtrise d’ouvrage : Batigère IDF. Maîtrise d’œuvre : agence d’architecture Laura Carducci. BET : Beterem (TCE, économiste), VSA (façades), Jean-Michel Rameau (paysagiste), Frédérique F. Thomas (coloriste plasticienne). Entreprise générale : Paris-Ouest Construction. Surface : 1 864 m2 SDP. Coût des travaux : 3,74 millions d’euros HT.

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