Régions Angers

Un grand immeuble en bois poussera à Belle-Beille

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Bois - Métier de l'immobilier - Politique du logement - Transport collectif urbain

4 210 €/m2 Prix médian des appartements neufs à Nantes en 2017 (+ 2,5 % par rapport à 2016). Source : Notaires de l’Ouest.

23 408 logements commencés en Bretagne en novembre 2017 (+ 25 % par rapport à la même période l’an passé). Source : Dreal.

5 millions de voyages constatés en 2017 sur le réseau de bus urbain gratuit de Châteauroux Métropole (+ 4,7 %).

Dans le paysage boisé et vallonné de l’étang Saint-Nicolas, à la jonction du quartier en rénovation urbaine de Belle-Beille et de la technopole universitaire, va être érigé un immeuble en structure bois de 40 m de haut. Le permis de construire sera déposé en mars, et les travaux devraient démarrer au second trimestre 2019 pour une livraison fin 2020. Conçu par Calq Architecture et Lina Ghotmeh pour le groupe Duval, ce pro-gramme mixte inter générationnel a été l’un des deux lauréats de l’appel à manifestation d’intérêt national « Immeuble à vivre en bois » organisé par Adivbois et le Puca. Après une mise au point technique, il a finalement été préféré au projet « L’Etang d’art » imaginé par l’agence GOA avec AIA Life Designers.

Bois lamellé-croisé. Sur sept plots allant du R + 4 au R + 9, ce programme de 6 600 m2 SP comprendra 58 appartements en accession libre, 34 logements dédiés aux personnes âges, une halte-garderie de 30 berceaux et un parking de 70 places en sous-sol. Le mode constructif retenu est la technique des panneaux de bois lamellé-croisé (CLT). « Les refends dans ce matériau permettent un meilleur contreventement, en particulier pour les niveaux les plus hauts. Seules les cages d’escalier et d’ascenseur seront en béton, ainsi que le rez-de-chaussée afin que les reports de charges soient rendus plus faciles », explique l’architecte Emmanuel Quin, fondateur du cabinet Calq. « Les façades seront couvertes d’un bardage à claire-voie qui donnera un aspect chaleureux à l’immeuble, créant ainsi une transition douce avec le paysage voisin », complète l’architecte franco-libanaise Lina Ghotmeh, fondatrice du cabinet LGA et co-conceptrice de ce projet.

Enjeu commercial. L’usage du bois ne se limitera d’ailleurs pas à la construction, puisque le bâtiment baptisé fort logiquement « Le bois d’Angers » sera raccordé au réseau de chauffage urbain alimenté par ce matériau. Un bémol toutefois : le surcoût de l’opération, estimé par le promoteur à 15 %, soit un budget global de 8 millions d’euros HT. Avec un prix de vente d’environ 2 800 euros TTC par m2 habitable, l’équation économique a été difficile à résoudre. « C’est aussi un véritable enjeu commercial. Il va falloir argumenter afin que l’habitat en bois ne soit pas toujours ramené à l’histoire des trois petits cochons », estime Nathalie Azaïs, directrice régionale Grand Ouest de la promotion immobilière du groupe Duval. « Ce projet nous permettra également d’être davantage à l’écoute des nouvelles tendances », ajoute-t-elle.

Le bois s’impose de plus en plus dans la construction, et tout particulièrement à Angers. « Depuis 1999, nous accueillons le salon Maison bois, et plusieurs réalisations angevines ont reçu le Prix national de la construction bois, dont l’OPH Angers Loire Habitat en 2015 », note le maire Christophe Béchu, qui se réjouit du dynamisme de la métropole dans la filière bois-construction. Si les études ont été réalisées par l’entreprise orléanaise OBM, il est d’ailleurs prévu que les entreprises de la région angevine soient consultées pour les marchés de travaux.

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