Régions Nantes

Un chantier XXL pour rééquilibrer la métropole

Dans un an, le marché d’intérêt national (MIN) de Nantes, le deuxième de France après Rungis, devrait quitter l’île de Nantes pour s’installer dans un ensemble de bâtiments de 65 000 m2 , actuellement en construction sur la ZAC Océane de Rezé, au sud de la métropole. « Le calendrier sera respecté », a promis l’architecte Erik Giudice, qui a opté pour une palette limitée de systèmes constructifs et de matériaux (béton pour les dalles, les planchers et les poteaux ; bois et béton pour les charpentes ; métal et verre pour les façades).

Effet domino. L’opération, estimée à 148 millions d’euros, aura un effet domino sur l’économie métropolitaine. Entre août 2016 et le printemps 2017, une cinquantaine d’ouvriers de Colas Centre-Ouest ont effectué les terrassements, et au-jourd’hui, quelque 80 compagnons réalisent le gros œuvre et les charpentes (Eiffage, mandataire, avec Sogea Atlantique, GTM Bâtiment et le groupe Briand). Et dès l’année prochaine, entre 300 et 400 personnes seront à l’œuvre en période de pointe.

Une fois le chantier livré, le futur MIN devrait accueillir plus d’une centaine d’entreprises, soit quelque 1 200 emplois selon la saisonnalité. A ces emplois dans la distribution de gros s’ajouteront ceux générés par le futur pôle agroalimentaire voisin qui s’implantera sur 34 hectares de surfaces commercialisables et dont 22 hectares sont déjà réservés ou vendus. Début 2019, le MIN et le pôle agroalimentaire devraient totaliser quelque 2 000 emplois.

Ultime espoir. « Avec ce chantier se concrétise le rééquilibrage nécessaire en termes d’emploi entre le nord et de sud de la métropole », a rappelé Johanna Rolland, présidente de Nantes Métropole. De fait, 75 % des habitants et 83 % des emplois sont aujourd’hui concentrés au nord de la Loire. « A quelques centaines de mètres du MIN, l’Institut de recherche technologique Jules-Verne va se développer, après le transfert de l’aéroport, avec l’objectif de 5 000 emplois sur le site », a-t-elle ajouté comme un ultime espoir de voir le dossier de Notre-Dame-des-Landes se débloquer enfin. Sur ce point ultrasensible, les médiateurs devraient remettre leur rapport au Premier ministre le 13 décembre afin que l’exécutif puisse prendre une décision avant la fin de l’année.

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