Régions Région

Un budget 2018 qui tient la route

Mots clés : Réseau routier

Adopté le 13 décembre, le budget primitif francilien 2018 s’établit à 5,157 Mds €, en baisse de 1,8 % par rapport à 2017. « C’est un budget exigeant avec un haut niveau d’investissement malgré une baisse des recettes de 102 M€ », a déclaré Valérie Pécresse, présidente (LR) du conseil régional. Les dépenses de fonctionnement (hors dette) diminuent de 3,4 %, à 2,57 Mds €. Côté investissement, si les autorisations de programmes (AP) reculent de 2,9 %, à 1,94 Md €, les dépenses d’équipement (hors dette) se stabilisent à 1,88 Md €.

Plan antibouchons. Principal poste de dépenses d’investissement, les transports en commun mobilisent, comme l’an dernier, quelque 715 M€ en AP. Viennent ensuite les lycées, dotés d’une enveloppe équivalente à celle de 2017, de l’ordre de 510 M€. Dans le cadre du plan d’urgence, voté en mars 2017, 14 opérations seront lancées en 2018 : construction neuve, restructuration-extension, rénovation, création d’internats… Les routes tirent très bien leur épingle du jeu avec des AP qui passent de 34 à 91 M€. Dans le cadre de son plan antibouchons, l’exécutif régional veut supprimer une quarantaine de points noirs routiers d’ici à 2021. Dans le domaine de l’aménagement, une enveloppe de 40 M€ est réservée à l’initiative « 100 quartiers écologiques et innovants ». Enfin, comme en 2017, le logement voit ses dotations baisser : 63,8 M€ en AP (- 20 %).

Comme l’a souligné Valérie Pécresse, « le gros sujet » de 2018 concerne le déménagement du siège du conseil régional à Saint-Ouen (Saint-Denis) dans le programme de bureaux Influence (57 000 m2 ) dont il sera locataire. Quelque 1 500 agents ainsi que la présidence s’installeront à partir de début février dans le bâtiment Influence 1. Le reste des équipes rejoindra Influence 2 en 2019. Ce second immeuble abritera l’hémicycle ainsi qu’une salle polyvalente aménagés sous maîtrise d’ouvrage directe de la région. Quelque 19 M€ en AP sont d’ailleurs inscrits au budget à ce titre. « Le conseil régional est aujourd’hui éclaté entre 16 sites différents. Le regroupement en une implantation unique va nous permettre de réaliser des économies importantes. Nous allons diviser par deux le montant de nos loyers », s’est félicitée la présidente de la région.

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