Enjeux Londres

Un arbre à palabres en version anglaise

Au Burkina Faso, le pays natal de l’architecte Diébédo Francis Kéré, il est de tradition que la population se réunisse autour d’un arbre robuste et qu’elle s’adonne à ses activités quotidiennes à l’ombre de sa vaste frondaison. Pour édifier le 17e pavillon d’été de la Serpentine Gallery, dans les jardins de Kensington, à Londres, l’architecte a donc imaginé une version britannique de l’arbre à palabres. Cet été et jusqu’au 8 octobre, se tiennent sous ce grand toit circulaire des débats, repas et rencontres.

Avec sa toiture évasée en lames de bois, dressée sur une structure centrale de métal, le pavillon temporaire évoque d’autres bâtiments conçus par Diébédo Francis Kéré. Dans l’école primaire qu’il a réalisée en 2001 dans le village de Gando, où il est né en 1965, un système similaire de surtoiture permet la bonne ventilation des salles de classe.

Mais à Londres, la réalité climatique est tout autre. Cette ombrelle est donc aussi un parapluie. Un entonnoir, même.

Les eaux de pluie sont ainsi récupérées au centre de l’édifice.

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