Régions

Trois questions à Marian Labedz, nouveau président du Sprir Rhône-Alpes.

Mots clés : Collectivités locales - Maîtrise d'ouvrage - Marchés publics

« Etre proche du terrain pour être efficace »

Vous venez de prendre la tête du Syndicat professionnel régional de l’industrie routière (Sprir) Rhône-Alpes (1). Quelle sera votre politique ?

MARIAN LABEDZ. J’entends mener une action fédératrice. Je veux mobiliser les adhérents autour de préoccupations communes que sont l’image de la profession, le recrutement, les relations avec les maîtres d’ouvrage et les maîtres d’oeuvre notamment sur la base de commissions internes et des récentes délégations départementales. Pour être efficace, plus que jamais, il faut être proche du terrain avec deux actions à engager en direction des adhérents, d’une part, des élus et des décideurs, d’autre part.

Que suggérez-vous à vos adhérents ?

Les entreprises doivent améliorer le contenu de leurs offres afin qu’au-delà du volet technique et des prix, elles répondent plus globalement à l’attente des élus. Il convient ainsi de

développer nos actions en faveur de l’environnement par l’économie portée

aux ressources naturelles et la promotion de la revalorisation des déchets de chantier qui sont d’ailleurs de la responsabilité des maîtres d’ouvrage.

La lecture « environnementale » du nouveau Code des marchés publics nous offre des perspectives et trace des obligations. Dans ce domaine comme dans d’autres, à nous de convaincre maîtres d’ouvrage et maîtres d’oeuvre.

Que vous inspire le nouveau Code des marchés ?

Nous allons rapidement engager une action pédagogique double : en direction des adhérents et des élus sur la réforme du Code des marchés publics et le partenariat public-privé.

Nous allons également mettre en évidence les besoins de Rhône-Alpes en infrastructures – les réalisations tardent alors que les projets ne manquent pas – tant auprès des décideurs que du grand public.

Reste un chantier d’envergure : le recrutement, compte tenu du vieillissement de la population salariée.

Pour les trois années à venir, nous nous attendons à devoir remplacer 15 % des personnels de chantier !

(1) Quarante entreprises adhérentes, 9 000 salariés et 900 millions d’euros de chiffre d’affaires.

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