Régions

Trois questions à Daniel Dorchies, président de Arthur Loyd.

Mots clés : Gestion et opérations immobilières - Information - communication - événementiel - Maîtrise d'ouvrage - Marché de l'immobilier

«L’immobilier lillois s’appuie sur une économie diversifiée»

Vous venez de publier la 8e étude de marché de l’immobilier de bureaux de la métropole lilloise. Quelles sont les grandescaractéristiques de 2003 ?

Tout d’abord, le volume de transactions a atteint 113 600 m2, soit une baisse de 11 % par rapport à 2002. Néanmoins, elle doit être relativisée car 2002 était une année particulièrement favorable (126 500 m2) par rapport à une moyenne des transactions autour de 115 000 m2 depuis 5 ans. Cependant, le plus marquant aura été en 2003 le recul de la part du « neuf » à 30 % des transactions globales, pourcentage équivalent à celui des années 1996 à 2000. Après deux années 2001 et 2002 de forte activité en « neuf», 2003 marque une pause. Par ailleurs, les valeurs du marché restent stables, pour l’essentiel entre 90 et 125 euros le m2, avec une valeur qui atteint 175 euros/m2 pour les seuls produits de prestige du centre d’affaires Euralille.

Quelles comparaisons peut-on faire avec les autres agglomérations françaises ?

Le marché lillois, largement endogène, absorbe mieux les à-coups conjoncturels. Il s’appuie sur une demande locale basée sur une économie diversifiée. En période de baisse, nous fléchissons moins. Cela étant, Lyon aura gagné 15 % et enregistre 148 000 m2 de transactions en 2003, Aix-Marseille se maintient à 125 000 m2 dont 50 000 m2 de neuf et Nantes est stable à 75 000 m2. L’autre grande différence est que l’agglomération lilloise est toujours multipolarisée. Euralille ne représente que 14,4 % du marché, les « grands boulevards » séduisent plus que jamais, Eurasanté a trouvé une crédibilité, Roubaix émerge grâce à la zone franche. Mais l’ensemble Lille-Euralille-grands boulevards garde sa prépondérance.

Quels sont vos pronostics pour 2004 ?

Si le redressement conjoncturel attendu se confirme, le marché devrait retrouver un niveau global autour de 120 000 m2 voire le dépasser quelque peu. A notre avis, le neuf dans ces conditions a capacité à progresser au-delà de 35 % du marché en conservant son potentiel en valeur du fait d’un stock disponible faible. En revanche, le stock de locaux de seconde main est abondant (près de 2 ans de transactions), ce qui peut amener une érosion des valeurs sur l’ancien, notamment pour les immeubles devenus moins adaptés au marché.

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