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Travaux publics Un plan de relance des infrastructures

Mots clés : Conjoncture économique - Politique des transports - Travail

Le président de la République a annoncé, le 20 novembre, que l’Etat travaillerait « dans les prochaines semaines » à un « plan de relance des infrastructures françaises et à la mise en pratique concrète du développement durable ». Une réponse à l’appel lancé la veille par Patrick Bernasconi, président de la FNTP, demandant « une reprise de l’investissement public local et national pour permettre aux travaux publics de ne pas enregistrer une troisième année consécutive de recul de l’activité. » Car si 2008 amorce le retournement de tendance (- 1,5 % en volume à 42,6 milliards d’euros), la FNTP anticipe une baisse de 6 % en 2009, ce qui constituerait le plus fort recul depuis 1996. Pour permettre ce « plan de relance », la FNTP explore diverses pistes, notamment la création d’une « agence de financement réunissant l’ensemble des collectivités locales, leur permettant d’emprunter à des conditions sûres et avantageuses ». Autre proposition : mobiliser l’épargne populaire pour financer les infrastructures. Une façon pour le particulier de se constituer une épargne sans risque et défiscalisée. Au final, il s’agit toujours de permettre à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf) de donner corps à la politique des transports définie dans le projet de loi Grenelle 1. Jusqu’en 2013, le financement de l’agence n’est pas totalement assuré et les besoins financiers augmenteront après cette date. Pour 2009, son budget prévisionnel s’établit à 2,5 milliards d’euros. D’une part, grâce à une subvention de l’Etat de 1,2 milliard d’euros. D’autre part, en augmentant l’une des rares ressources fixes de l’agence, à savoir la redevance domaniale des sociétés autoroutières. Le montant de cette redevance versée par les concessionnaires pourrait passer de 170 millions d’euros (en 2008) à 475 millions (en 2009), 488 millions (en 2010) puis 500 millions (en 2011). Les sociétés d’autoroutes sont fermement opposées à cette solution qu’elles menacent de contester devant la justice.

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