Technique et chantier

Travaux publics La FNTP prévoit, au mieux, une année de stagnation

Mots clés : Collectivités locales - Conjoncture économique - Economie mixte - Travail

La Fédération nationale des travaux publics prévoit une baisse de 1 %, après celle de 1,5 % que le secteur a enregistrée en 1998.

Le président de la FNTP, Daniel Tardy, qui vient d’être réélu à l’unanimité à l’issue de l’assemblée générale du 23 mars dernier, ne s’est guère montré optimiste quant à l’activité des 8 000 entreprises de TP recensées (1).

Après la période de récession aiguë (1992-1996), 1997 fut une année de la stabilisation, avant la nouvelle rechute de 1998 (-1,5 % en volume), soit un marché intérieur de 134 milliards de francs en valeur. A l’inverse, l’export a connu, avec une activité globale de 68 milliards de francs (dont 48 % sont réalisés en Europe), une légère progression.

A l’appui de cette prévision, Daniel Tardy avance une stagnation des commandes de l’Etat et des entreprises publiques (voir tableau), surtout pour les travaux autoroutiers.

Sur ce dernier point, le président de la FNTP y est allé de sa solution : sur les 27 milliards de francs de recettes de péages, 23 % (soit 6,2 milliards de francs) correspondent aux taxes et impôts perçus par l’Etat sur les SEM d’autoroutes. De plus, celles-ci versent encore 44 % de leurs recettes pour rembourser les emprunts, somme qui comprend une TVA de 20,6 % sur les travaux.

30 milliards de francs aux SEM d’autoroutes

Selon la FNTP, « si les SEM pouvaient récupérer la TVA sur les travaux, leur endettement serait sensiblement modifié. L’extinction des remboursements se ferait en 2010, au lieu de 2018 ; et elles récupéreraient une capacité d’investissement de 30 milliards de francs ».

La croisade engagée pour défendre la relance des TP – très peu importateurs -, s’appuie sur deux arguments clés : le secteur permet de forts débouchés pour l’emploi des moins qualifiés, et un retour sur investissement pour la collectivité nationale (sous forme de salaires et de taxes, au lieu de verser des subventions et des aides au chômage).

Et, comme l’Etat ne pèse plus désormais que 6 % de la commande globale (voir tableau), la FNTP se tourne vers les élus pour leur demander de maintenir un niveau de commande satisfaisant. Quitte à ce qu’un jour, ces collectivités récupèrent aussi – le transfert aux régions de la responsabilité du transport ferré de voyageurs le montre – un droit de regard plus important sur la maîtrise d’oeuvre.

(1) Cependant, l’an dernier, 600 nouvelles entreprises se sont créées, tandis que 700 autres disparaissaient. Une partie de celles qui ont disparu ont simplement abandonné leur activité TP pour se consacrer au bâtiment.

TABLEAU :Part de l’activité TP (Source : FNTP) – La part de l’Etat toujours en baisse.

L’investissement des collectivités locales est de plus en plus déterminant. Mais la FNTP souligne que la guerre des prix continue après six années de récession. Les secteurs les plus touchés sont les travaux souterrains et les fondations. En dix ans, les TP ont perdu 110 000 emplois, soit le tiers de leurs effectifs.

PHOTO

1998 a été une année de rechute de l’activité (-1,5% en volume).

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
Vous êtes intéressé par le thème Droit de la construction ?
  • Découvrez les Cahiers Techniques du Bâtiment
    Le magazine qui traite des innovations produits, des évolutions techniques et de l’actualité règlementaire dans tous les corps d’états.
    Voir le site

Le Moniteur Boutique
Accéder à la boutique
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X