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TRAVAUX PUBLICS Après une bonne année 2003 la FNTP table sur une croissance de + 2 % en 2004

Mots clés : Conjoncture économique - Entreprise du BTP - Travail

Malgré les retards pris dans l’exécution des contrats de Plan Etat-régions, les entreprises de travaux publics ont terminé l’année 2003 sur une croissance de + 4,5 % en volume, avec un chiffre d’affaires total de 31,8 milliards d’euros, après une accélération de l’activité au deuxième semestre. « Ces bons résultats s’expliquent en grande partie par le dynamisme de l’investissement des collectivités locales, notamment dans les projets de transports en commun et grâce aux travaux VRD (voirie, réseaux divers) liés au bâtiment », explique Daniel Tardy, qui vient d’être réélu à la présidence de la FNTP.

Daniel Tardy se montre confiant pour 2004 : « En début d’année, le carnet de commandes est en nette amélioration. Pour 2004, notre prévision est de 0 % à + 2 % mais je suis optimiste et table sur le haut de la fourchette ».

1,1 milliard à investir par an jusqu’en 2012

Pour le plus long terme, la FNTP salue « la prise de conscience des besoins en infrastructures du pays » qu’a traduit l’annonce des 35 projets de transport lors du comité interministériel d’aménagement du territoire (Ciadt) de décembre dernier. Selon la FNTP, le dispositif mis en place permettra d’investir 1,1 milliard d’euros par an d’ici à 2012 (dont 500 millions issus des sociétés d’autoroutes), puis de monter à 1,6 milliard entre 2013 et 2020 (1 milliard venant de ces mêmes sociétés) avant de revenir à 1,5 milliard entre 2021 et 2025.

Afin de garantir une véritable pérennité du système annoncé, la FNTP met deux points en avant. « Tout d’abord, il faut que la future Agence de financement des infrastructures – et non l’Etat – détienne les participations des sociétés d’autoroutes publiques. Elle pourra ainsi s’endetter en gageant ses emprunts sur les dividendes futurs mais sans que cette dette relève des critères de Maastricht. Ensuite, il faut à cette agence un conseil d’administration musclé, composé en majorité d’élus ; par exemple des présidents de conseils régionaux, de toutes couleurs politiques », estime Daniel Tardy.

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