Régions

Transports en commun Tramway et TER pour contrer la voiture

Mots clés : Collectivités locales - Services urbains - Transport collectif urbain - Transport ferroviaire - Transports

Dijon s’est donc laissé gagner par la fièvre du tramway. L’affaire a été rondement menée : à peine deux années se sont écoulées entre l’étude d’opportunité en décembre 2006 et la concertation préalable en juin dernier. A la fin de 2012, deux lignes de 18,6 km au total, correspondant à plus de la moitié des flux de déplacements de l’agglomération, entreront simultanément en service. Les travaux démarreront fin 2009-début 2010, pour une durée de trois ans.

François Rebsamen, président de la communauté d’agglomération, n’a jamais caché sa préférence pour un tramway sur fer. Il s’agit d’une question d’image et de performance, malgré un coût de l’ordre de 400 millions d’euros (travaux et équipements), près de deux fois supérieur à un bus à haut niveau de service. Un groupement de commande pour l’ingénierie financière avec Le Grand Besançon et un accord d’achat groupé des matériels avec la société des transports de Brest génèrent quelques économies d’échelle. Parmi les plus performants de l’Hexagone en 1994, le réseau de bus stagne autour de 35 millions de voyageurs. Sa réorganisation en 2004, avec des fréquences descendant jusqu’à 3 minutes et la création de 25 kilomètres de couloirs réservés, n’a guère réduit le flux des automobiles. Pas plus que la place croissante accordée au vélo avec une zone 30 km/h dans le centre historique et des parkings-relais.

Quatre haltes ferroviaires

Autorité organisatrice des trains régionaux (TER), le conseil régional de Bourgogne envisage d’implanter des haltes ferroviaires au sein même de l’agglomération dijonnaise. Une étude menée par Egis Rail a identifié quatre sites potentiels : La Vapeur, avenue de Stalingrad, Les Lentillères, boulevard Schumann, La Passerelle, rue des Rotondes, et Les Ateliers, en gare de triage de Perrigny. Dans l’immédiat, la gare de Dijon réaménagée pour faire cohabiter les bus urbains, départementaux et les TER, sera le nœud intermodal des déplacements périurbains. La multiplication des arrêts ­expérimentée avec succès sur la ­ligne ferroviaire Beaune-Dijon sera bientôt dupliquée dans les ­zones périurbaines de Genlis et d’Is-sur-Tille.

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