Technique et chantier

TRANSPORTS COLLECTIFS Les départements, pivots des futurs schémas nationaux de services

Mots clés : Aménagement du territoire - Démarche environnementale - Développement durable - Politique des transports - Services urbains - Transport collectif urbain - Transports

La future loi d’aménagement et de développement du territoire incitera les autorités organisatrices de transport à fonder leur politique sur la demande sociale.

« Créons une culture de la coopération. » Au moment où s’engagent les débats sur les schémas de services de transports collectifs, prévus par la loi aménagement du territoire, Jean Puech, président de l’Assemblée des présidents de conseils généraux (APCG), a résumé en ces termes, début mars à Metz, la contribution des départements à cette réflexion. Invité au colloque de l’APCG sur les transports collectifs : acteurs de l’aménagement durable du territoire, Jean-Louis Guigou, délégué à l’aménagement du territoire et à l’action régionale, a repris le message à son compte : « Nous manquons plus de coordination que d’infrastructures. »

Selon le délégué, la future loi d’aménagement et de développement du territoire fixe un cadre qui incitera les autorités organisatrices de transport à fonder leur politique sur la demande sociale, et non sur une logique d’offre.

Le sondage national sur les Français et les transports publics, réalisé par l’institut CSA à la demande de l’APCG, confirme la force de cette demande : 74 % des Français sont favorables au développement des transports collectifs ; même si seulement 46 % d’entre eux les utilisent et que 71 % prennent leur voiture pour se rendre au travail. « Les Français ont le sentiment qu’ils approchent d’un tournant dans leurs modes de déplacement, au profit du transport public », analyse Roland Cayrol, directeur de CSA. Face à cette demande, les départements, qui dépensent 30,8 milliards de francs par an dans le transport et les routes (1), estiment pouvoir jouer un rôle de pivot indispensable à la continuité du service : la desserte ferroviaire, compétence des régions, exclut la majeure partie du territoire. De même, de nombreuses zones périurbaines – et a fortiori rurales – sortent des périmètres de transport urbain, compétence des villes et des structures intercommunales.

Reste à franchir un obstacle de taille : « Nos compatriotes ne rentrent pas dans les transports collectifs en chantant », observe Philippe Leroy, président du conseil général de la Moselle. Pour relever le défi de l’attractivité des transports publics, la région d’accueil du colloque de l’APCG ouvre une piste : « J’ai proposé d’inscrire les dynamiques de développement régionales et européennes parmi les cinq thèmes de recherche sur lesquels la Lorraine peut jouer un rôle de référence nationale dans le cadre du prochain contrat de Plan », annonce Bernadette Malgorn, préfet de région.

(1) « Livre blanc sur les transports départementaux », APCG, décembre 1998. Contact, tél. : 01.45.49.60.20.

QUESTIONS

A l’avenir, souhaitez-vous que l’on aille vers une société qui favorise le développement des transports collectifs plutôt que celui des transports individuels, ou que l’on aille vers une société qui favorise le développement des transports individuels plutôt que celui des transports collectifs ?

TABLEAU

A l’avenir, les transports collectifs auront-ils, selon vous, plus d’importance, moins d’importance ou ni plus ni moins d’importance ?

TABLEAU

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