Régions Entretien avec Fouad Awada,directeur général de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme (IAU) d'Ile-de-France.

Transition écologique

Mots clés : Démarche environnementale - Urbanisme - aménagement urbain

« La montée en puissance des sujets environnementaux nous oblige à nous étoffer »

Trois organismes rattachés à la région Ile-de-France – l’Agence régionale de l’environnement et des nouvelles énergies (Arene), Natureparif et l’Observatoire régional des déchets d’Ile-de-France (Ordif) – ont rejoint l’IAU, dont les effectifs passent de 180 à 220 collaborateurs.

Qu’attendez-vous de ce regroupement ?

L’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) comprend un département environnement depuis 1978, mais qui comptait pour moins de 15 % de nos moyens d’expertise. La montée des sujets environnementaux dans l’urbanisme et l’aménagement du territoire – qu’il s’agisse d’énergie, de biodiversité, d’écoconception ou d’économie circulaire – nous oblige à nous étoffer. C’est chose faite. Nos ressources en environnement représentent désormais un tiers de nos forces. L’IAU peut ainsi prétendre porter une vision du développement territorial totalement empreinte de l’impératif de transition écologique.

Quelles sont les conséquences de l’intégration de ces trois entités en termes d’organisation ?

Ce renfort nous a fourni l’occasion de revoir notre organigramme, qui devenait de moins en moins lisible avec l’accroissement du nombre de directions. Désormais, notre organisation s’articule autour de trois pôles d’expertise : environnement ; urbanisme-transport ; économie et société. Des pôles fonctionnels complètent le dispositif, celui des ressources d’un côté, celui de l’information de l’autre.

Mon adjoint direct recruté récemment, Sébastien Chambe, auparavant directeur de la planification du Grand Lyon, est chargé des ressources, du développement et de la transversalité. Il assurera la parfaite intégration des trois nouvelles équipes à l’IAU et à ses modes opératoires.

Sur quels sujets principaux travaille l’IAU ?

Nous assistons la région dans l’élaboration et la mise en œuvre de la plupart de ses politiques nouvelles. Nous publions bientôt un nouveau numéro des « Cahiers de l’IAU » consacré à la « smart région », prélude à une politique audacieuse en la matière. Nous allons être fortement mobilisés dans les prochains mois sur les sujets de l’énergie et des déchets. Concernant l’aménagement, nous fournissons des expertises sur les dossiers des quartiers innovants et écologiques ainsi que sur l’urbanisme transitoire. Nous préparons par ailleurs l’évaluation du schéma directeur de la région Ile-de-France (Sdrif) pour 2019, et un nouvel inventaire du mode d’occupation du sol (MOS) qui servira à cette évaluation. Mais nous ne travaillons pas uniquement pour le conseil régional. Nous sommes aussi partenaires du Forum métropolitain et de la métropole du Grand Paris (MGP) pour de nombreux travaux, dont le schéma de cohérence territoriale, le plan climat air-énergie métropolitain et leurs évaluations environnementales. L’IAU est également très présent à l’international et en outre-mer, en ce moment à Tanger et Tétouan (Maroc), Alger (Algérie), Tunis (Tunisie), Oulan-Bator (Mongolie), Hanoï (Vietnam), Riyad (Arabie Saoudite) et Papeete (Polynésie).

Natureparif doit se transformer en agence régionale de la biodiversité (ARB). Quand ce projet pourrait-il aboutir ?

La région Ile-de-France souhaite être la première en France à créer son agence. Des discussions ont débuté entre l’Agence française de la biodiversité (AFB), le conseil régional et l’IAU. Il s’agit notamment de définir les missions de la nouvelle structure qui devraient être calquées sur celles de l’AFB – connaissance, stratégie, appui aux acteurs, sensibilisation et pédagogie -, à l’exception de la police de l’environnement qui reste une prérogative de l’Etat. L’ARB devra également tenir un tableau de bord des mesures de compensation environnementale mises en œuvre par les maîtres d’ouvrage. La convention région-AFB-IAU devrait être prochainement finalisée, avant son adoption par les différentes parties prenantes au plus tard début 2018.

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