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TRAMWAY L’extension du tramway T3, plus gros projet de la mandature

Mots clés : Collectivités locales - Produits et matériaux - Rénovation urbaine - Second oeuvre - Services urbains - Transport collectif urbain - Travail

Le prolongement du tramway T3 entre la porte d’Ivry (XIIIe) et la porte de la Chapelle (XVIIIe) coûtera près d’un milliard d’euros (TTC, y compris les aménagements urbains). Financé à hauteur de 730 millions par la Ville de Paris, le reste par la région, ce projet, le plus gros de la mandature, mobilisera près de 10 % de l’effort d’investissement prévu d’ici à 2014 (8,3 milliards d’euros).

La mise en service est prévue fin 2012. « Nous attendons toujours les conclusions de l’enquête publique qui s’est déroulée avant l’été. S’il faut apporter des modifications au projet, le calendrier, déjà un peu serré, va se tendre encore un peu plus », s’impatiente Annick Lepetit, adjointe au maire chargée des déplacements, des transports et de l’espace public. Les travaux de déviation des réseaux doivent, en effet, commencer début 2009 pour permettre un achèvement du chantier à la mi-2012, quelques mois étant ensuite nécessaires pour procéder aux essais.

D’une longueur de 14,2 km, l’extension comprend 25 stations dont 13 en correspondance avec des stations de métro et/ou RER. Le tramway circulera pour l’essentiel sur les boulevards des Maréchaux mais s’en écartera à trois reprises pour des raisons d’intermodalité. En particulier, il empruntera la route des Petits Ponts, en limite de Paris et Pantin, pour desservir les Grands Moulins.

Ouvrages d’art

« Les enjeux sont importants en matière d’ouvrages d’art », souligne David Crave, responsable de la section tramway à la direction de la voirie. Les travaux à réaliser sont dignes d’un inventaire à la Prévert : élargissement du pont National, reconstruction du pont de la petite ceinture ferroviaire (rue de Patay), de celui de la rue d’Aubervilliers, construction d’un nouvel ouvrage sur le canal de l’Ourcq… Sans oublier l’atelier-garage sur le site du stade Jules-Ladoumègue (XIXe) sur le toit duquel seront reconstitués des terrains de football et des équipements sportifs.

Prolongée, la ligne atteindra 22,1 km, « la plus longue en France dans un milieu urbain dense », précise l’élue. Pour des raisons de régu-larité et de vitesse commerciale, la RATP propose une exploitation en deux arcs avec une correspondance à la porte de Vincennes. « Nous ne sommes pas « chauds, chauds », admet Annick Lepetit. C’est pourquoi nous avons demandé une étude complémentaire à la RATP. » Plus de 155 000 voyageurs par jour sont attendus, soit 255 000 pour la totalité de la ligne.

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ENCADRE

Principaux intervenants

Maîtres d’ouvrage : Ville de Paris (voirie, aménagements urbains) et RATP (système de transport) désignée fin 2008

Maîtrise d’œuvre pour la Ville de Paris : Christian Devillers (mandataire)/Michel Corajoud/Arcadis/Coteba/Agathe Argod entre les portes d’Ivry et de Charenton ; Egis Aménagement (mandataire)/Antoine Grumbach/Egis Route/Michel Desvigne/Light Cibles entre les portes de Charenton et des Lilas ; Setec TPI (mandataire)/Reichen et Robert & associés/Pena & Pena/Concepto entre les portes des Lilas et de la Chapelle. Maître d’œuvre coordonnateur : Antoine Grumbach.

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