Régions

Thionville Des techniciens de la dépollution sur mesure

Mots clés : Droit de l'environnement - Enseignement supérieur

Centré sur la dépollution de l’eau, de l’air et des sols, le département de biologie appliquée, option génie de l’environnement fêtera son premier anniversaire le 26 septembre, à Thionville.

Alors que la Lorraine fournissait la quasi totalité des 50 étudiants de la première promotion, les nouvelles recrues attendues pour septembre proviendront également des régions voisines du grand-Est, voire d’autres territoires.

« Nous démarrons cette année un recrutement transfrontalier », déclare Jaïro Falla, le directeur du département rattaché à l’université de Metz qui entend gérer sa croissance avec prudence : malgré l’enregistrement d’un demi-millier d’inscriptions, les effectifs de la seconde promotion ne dépasseront pas ceux de la première.

Les travaux pratiques représentent la moitié du temps de formation, réparti entre 1 000 heures pour la première année et 800 pour la seconde. Cette dernière intègre également un stage de douze semaines en entreprise.

Le nouveau département entend se distinguer des autres diplômes universitaires de technologie en biologie appliquée par sa contribution au redéveloppement des bassins sidérurgiques européens qui l’entourent. Cette volonté explique les démarches de partenariats en cours de discussion avec le centre de recherche et de formation luxembourgeois Henri Tudor. Ce centre pilote la création d’un technopôle spécialisé dans l’environnement à Esch-sur-Alzette, capitale de la sidérurgie grand-ducale.

Dans la zone Cormontaigne de Yutz/Thionville, Jaïro Falla espère rassembler autour de l’IUT les deux communes et l’association Mecanica – qui fédère les entreprises locales de la transformation des métaux – dans un pôle de génie de l’environnement. Sa création pourrait intervenir dès cette année. La stratégie de transfert de technologie prônée par l’université se concentrera sur le développement de bio-indicateurs de pollution et d’interfaces informatiques entre ces outils et les process situés en aval.

Un terrain d’expérimentation à Thionville

La dépollution de la friche du Gassion, à Thionville, pourrait fournir un terrain d’expérimentation, de même que la recherche de solutions aux problèmes posés par l’ennoyage des mines de fer. La crédibilité du projet repose sur l’équipement de plus de 2 millions de francs répartis dans les trois salles spécialisées en biologie moléculaire, culture cellulaire et microbiologie. « Nous avons participé à la conception de ces espaces, aux côtés des architectes de l’IUT, pour disposer d’un outil adapté à nos besoins », souligne Jaïro Falla.

Ancien responsable des stages à l’unité de formation et de recherche scientifique de l’université de Metz, le directeur du département ne se fait aucun souci quant au placement des étudiants en entreprises.

Les services techniques de Thionville, les entités locales du groupe Usinor spécialisées dans l’environnement et la recherche ainsi que des bureaux d’études régionaux ont accueilli favorablement les premières démarches de l’IUT.

A l’issue de leur cursus, les jeunes techniciens pourront prétendre à des postes de collaborateurs directs des ingénieurs chargés de concevoir et d’exploiter les équipements de dépollution des villes et des industriels.

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