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Technique mixte pour les crémaillères du Grand stade du Havre

Mots clés : Entreprise du BTP - Établissements sportifs couverts - Matériel - Equipement de chantier - Sport - Technique de construction

Vinci a combiné coulage, préfabrication, banches standards et coffrage sur mesure.

Qui accepte de construire un stade doit s’attendre à des difficultés au niveau des crémaillères, ces poutres dentelées qui soutiennent les gradins et constituent, le plus souvent, la partie la plus délicate à réaliser. Le Grand stade du Havre ne fait pas exception et Vinci construction France a dû étudier très en amont les matériels et les procédures à mettre en œuvre. Pour les 36 crémaillères prévues, Vinci a opté pour une technique mixant coulage, préfabrication, banches standards et coffrage sur mesure. Les crémaillères sont préfabriquées au milieu du chantier : réalisées en deux parties, collées ensuite l’une contre l’autre. « C’est une question de poids, explique François Courcol de chez Simpra, qui a réalisé le moule. D’un seul tenant, elles n’auraient pas pu être mises en place avec les grues du chantier. »

Biseauté en bas, arrondi en haut

Ces crémaillères sont déposées sur deux voiles de soutènement, qui eux sont coulés en place. De tailles variables, d’architecture complexe, ils auraient pu être réalisés dans un coffrage sur mesure : coûteux et inutilisable à la fin du chantier. Vinci a privilégié un matériel standard : des banches métalliques Hussor tout à fait classiques. Pour le voile bas, celui qui portera les sièges proches de la pelouse, deux banches superposées suffisent. En haut, en revanche, il en faut cinq, pour un voile coulé de grande hauteur (12,70 m), ce qui est tout à fait à la portée de ce matériel. Mais l’architecte a travaillé les angles formés par la crémaillère inclinée et les deux voiles qui la portent : biseauté en bas, arrondi en haut. D’où la réalisation par Simpra d’un mannequin amovible qui vient s’intercaler à l’intérieur du coffrage pour lui donner la forme voulue. « Marier les deux matériels a été un gros travail. Nous avons dû étudier très en détail les caractéristiques techniques des banches Hussor pour être sûrs que les deux matériels allaient s’épouser parfaitement et que l’ensemble allait supporter les pressions du coulage », se souvient François Courcol. Le mannequin arrondi est le plus complexe : il est installé sur une structure en hauteur, qui supporte également une partie des banches. Il est mobile et bien sûr transformable selon la taille du voile à réaliser. Chassez le « sur-mesure », il revient au galop ! Gilles Rambaud

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