Edito

Taxe machine

Ça n’a pas tardé… Fixée au mois d’avril dernier, la fiscalité du gazole non routier (GNR) est déjà remise en cause par les pouvoirs publics, qui aimeraient bien la revoir à la hausse… C’est en tout cas le sens d’un projet gouvernemental qui envisage d’augmenter la taxation de quelques centimes par litre. La Fédération nationale des travaux publics chiffre l’impact à 55 millions d’euros annuels. Cette somme viendrait s’ajouter aux frais déjà engagés de nettoyage des cuves et des réservoirs, et qu’il faudra probablement recommencer, car si le GNR adopte une fiscalité différente de celle du fioul domestique, il devra changer de couleur. Et pourquoi ce carburant ? Pour se plier aux nouvelles normes concernant les moteurs qui ont, par répercussion, déjà renchéri le prix des machines de 10 à 20 %. Et ce n’est pas fini : la prochaine étape, programmée pour 2014, va rajouter sous les capots un convertisseur catalytique particulièrement coûteux et un réservoir d’Adblue à 50 centimes le litre. Il ne s’agit pas de juger, ni de remettre en cause la volonté des pouvoirs publics de lutter contre la pollution atmosphérique. Ni d’admettre que la fiscalité reste un bon moyen pour appliquer une politique. Mais force est de constater que la pression se focalise sur les machines. Déjà technicien, car il garantit le bon fonctionnement de la mécanique, et gestionnaire, car il couvre une grande part des investissements et du capital de l’entreprise, le responsable matériel va bientôt devenir fiscaliste !

* Distributeurs, loueurs et réparateurs de matériels de bâtiment,TP et manutention

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