Technique et chantier

Surélévation Extension de maison par système modulaire

Mots clés : Acier - Gros oeuvre - Maison individuelle

Avec sa charpente autoportante ajustable reposant sur les murs de façade, Phénix Evolution propose d’agrandir les maisons individuelles sans ajout de poteaux.

L’utilisation de l’acier en réhabilitation n’est pas réservée à des chantiers d’exception ou de grande ampleur. « Bien au contraire, ce matériau a toute sa pertinence dans des projets comme l’extension de maisons individuelles, souvent à fortes contraintes », explique Olivier de Lattre, directeur chargé du développement chez Phénix Evolution. « La réhabilitation a généralement lieu en site occupé, imposant de laisser aux occupants un chantier propre, d’évacuer rapidement les déchets de chantier. » Fort de ce constat, Phénix Evolution a développé un procédé exclusif et breveté, aussi simple qu’ingénieux, pour transformer un comble perdu en pièce habitable en changeant la pente du toit ou en gardant la pente existante.

Charpente autoportante

Le principe repose sur une charpente autoportante métallique, ajustable en fonction de la pente souhaitée grâce à des entraits liaisonnés aux arbalétriers par des équerres articulées. « Cette charpente en profilés laminés se complète de poutres de planchers en acier galvanisé (dont les sections sont calculées et adaptées au cas par cas) qui sont en appui sur les murs porteurs de façade et de poutres de répartition liaisonnant les arbalétriers aux poutres de planchers avec des tiges filetées en bas de rampant. Ce système totalement modulaire permet ainsi de répartir les charges sans ajout de poteaux intermédiaires au rez-de-chaussée. »

Maison habitable pendant les travaux

Quant à la mise en œuvre du système, elle se réalise par-dessus l’ancienne toiture restée en place, simplement en la dégageant en bas de rampant, permettant ainsi à la maison d’être habitable pendant toute la durée des travaux. Ce n’est qu’une fois la couverture terminée que l’ancienne toiture est déposée.

Grâce à un travail important de préparation en atelier, la structure du nouveau comble est montée en cinq jours. « Seule limite au procédé, la dimension des poutres de répartition dont la portée maximale est de 9,50 m. » Un autre système permet de surélever d’un étage la maison à partir d’une ossature métallique en profilés laminés.

Le principe de départ est le même : poutres de planchers et poutres de répartition sur lesquelles vont être boulonnés les poteaux métalliques constituant l’ossature porteuse des murs. La structure est ensuite recouverte par des panneaux sandwichs isolants thermiques et acoustiques (développés en partenariat avec ArcelorMittal) constitués de 50 mm de mousse polyuréthane et de deux lames d’acier prélaqué. En finition, ces panneaux sont entoilés et ravalés avec un système d’enduit validé par un rapport d’essais du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB). « La légèreté de l’acier permet de créer un étage sans surcharger l’existant, donc sans remettre en cause la pérennité des fondations existantes. Ce procédé ne peut cependant s’appliquer que sur des maisons construites sans étage. »

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