Technique et chantier

SUISSE ROMANDE Une exposition nationale suisse sur pilotis en 2001

Mots clés : Démarche environnementale - Développement durable - Information - communication - événementiel

La région frontalière suisse des Trois-Lacs – Neuchâtel, Bienne et Morat -, à cheval sur les cantons de Vaud, de Neuchâtel, de Berne et de Fribourg, accueillera, du 3 mai au 3 octobre 2001, l’exposition nationale suisse, qui se déroule tous les 25 ans. La gestion de cette manifestation (5,4 milliards de francs de budget) a été confiée à l’association Expo 2001, créée pour la circonstance, et dévolue par mandat à AU-Management, maître d’oeuvre suisse de l’organisation.

« Nous avons voulu casser l’image pavillonnaire de ce type d’exposition, c’est pourquoi elle sera éclatée sur quatre sites que sont les villes d’Yverdon-les-Bains, de Neuchâtel, de Morat et de Bienne », indique Jacques Soguel de la direction technique d’Expo 2001. La conception voulue par l’organisateur impose également que l’infrastructure mise en place soit modulaire et recyclable.

Un jeu de Meccano

Quatre immenses plates-formes sur pilotis, baptisées Artéplages, seront jetées sur l’eau pour servir de lieux d’exposition. Constituées d’éléments bois ou métal, elles représentent une surface bâtie de 100 000 m2, qui se répartira à hauteur de 40 % pour Bienne, 30 % pour Neuchâtel, 20 % pour Yverdon-les-Bains et 10 % pour Morat. Un autre Artéplage, cette fois-ci mobile, devra servir de scène de spectacles itinérante sur l’eau. Le coût global de ces infrastructures frise les 2,5 milliards de francs si l’on y ajoute les nécessaires aménagements d’accès depuis les rives des lacs. « Nous prévoyons que chaque site soit doté à terre d’aires de stationnement, d’un lieu d’hébergement et d’une formule de restauration », précise le responsable technique. Pour combler le manque de capacité d’hébergement sur la région, chaque établissement de catégorie économique devra offrir une structure modulaire, démontable et transportable plusieurs fois.

L’ensemble des concours et appels d’offres internationaux seront lancés en 1998 pour que les structures de base soient achevées en l’an 2000, afin de procéder aux derniers tests. Chaque plate-forme sera, par exemple, recouverte de membranes en matière synthétique rigide mais déformable, offrant une protection aux intempéries et au rayonnement solaire. Elles protégeront des structures secondaires destinées à accueillir les visiteurs et exposants. Outre le développement de notoriété et les retombées touristiques directes, l’exposition nationale sert de catalyseur à la réalisation de nouveaux équipements : funiculaire souterrain pour relier la ville haute, où se situe la gare de chemin de fer, aux bords du lac (l’opération s’élève à 33 millions de francs et sera livrée en l’an 2000); et des voies de communication : l’autoroute A1 (Berne – Morat – Yverdon-les-Bains) sera achevée et la RN5 Bienne-Neuchâtel – Yverdon, sera mise à deux fois deux voies.

LES CHIFFRES CLES DE L’EXPOSITION

Budget : 5,4 milliards de francs, dont 3,3 milliards conclus en partenariat avec le secteur privé, le reste à la charge des communes, des cantons et de la Confédération.

Infrastructures : près de 2,5 milliards de francs.

Image de synthèse d’une des quatre immenses plates-formes, baptisées Artéplages, qui seront jetées sur l’eau et serviront de lieux d’exposition.

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