Régions

SUD-OUEST Cinquante-cinq collectivités réunies pour financer la LGV

Mots clés : Collectivités locales - Transport ferroviaire

Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux Transports, vient de réunir 55 collectivités locales du Sud-Ouest sur le financement de la LGV Sud Europe Atlantique. A Bordeaux le 20 novembre, les présidents des collectivités (présidents de région, élus des départements et des communautés d’agglomération) « se sont engagés, selon le ministre, à délibérer d’ici à janvier 2009 dans leurs assemblées sur le financement de ce projet, qui comporte quatre branches, Tours-Bordeaux, Bordeaux-Espagne, Bordeaux-Toulouse et Poitiers-Limoges ». En parallèle, RFF va lancer la 2e phase de discussion avec les candidats concessionnaires, retenus en septembre dernier, et les financeurs en mars 2009. « L’objectif, poursuit Dominique Bussereau, est de signer la convention de financement, à l’euro près, une fois qu’on aura déterminé le candidat concessionnaire de Tours-Bordeaux, d’ici à fin 2009, au plus tard début 2010. C’est la condition pour réaliser Tours-Bordeaux dans les temps, avec une mise en service en 2016. »

36 mois de fiscalité !

Pour les régions, Alain Rousset, président de la région Aquitaine, relevait « le souci de tous les élus d’avancer sur ce dossier. Tout en disant à l’Etat que jamais on n’aura demandé autant d’argent à des collectivités. Pour ma seule région, c’est 150 % de mon budget d’investissement ». Ce que confirme le président de la région Midi-Pyrénées, Martin Malvy : « Notre détermination à participer à ce projet de désenclavement du Sud-Ouest est entière, y compris celle des collectivités qui, comme l’Ariège, le Gers, ne seront pas traversées par la LGV. Mais si notre engagement est total, des divergences sur le financement demeurent : ce qu’on nous demande sur ce dossier, ce n’est pas moins de 36 mois de fiscalité, alors que pour les autres collectivités, c’est autour de 6 à 10 mois. »

« Ce que nous apporterons à ce projet, nous ne pourrons plus l’apporter au réseau routier, ni à d’autres infrastructures », prévient Martin Malvy, « 430 millions d’euros pour ma région, 259 millions pour le conseil général de Haute-Garonne, et 188 millions pour l’agglomération toulousaine. » Prochaine étape pour Dominique Bussereau, la remise de copie aux collectivités avec leurs amendements d’ici à début décembre, pour qu’elles puissent délibérer d’ici à fin janvier.

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