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STRATEGIES INDUSTRIELLEs Pour ou contre ? Les lobbies s’organisent

Mots clés : Electricité - Energie nucléaire - Equipements techniques et finitions - Marché de lénergie - Produits et matériaux

Basée sur le nucléaire, la stratégie énergétique française a favorisé le mode de chauffage électrique. Entre volonté politique et production industrielle, les liens sont étroits.

Avec quatre millions d’appareils de chauffage fabriqués et installés dans les logements, le parc hexagonal fait figure d’exception en Europe. Une situation due à la politique énergétique de la France qui mise sur le nucléaire depuis le Général de Gaulle. Faut-il se préoccuper de la prépondérance du nucléaire et remettre en question le chauffage électrique dans notre pays ? Cette question anime un vaste débat qui s’est fait jour au cœur des discussions durant le Grenelle de l’environnement. Et qui s’est poursuivi sur les bancs de l’Assemblée nationale.

Lobbies or not lobbies ?

Telle est la question que certains se posent à la vue de l’amendement controversé qu’a déposé Patrick Ollier, président de la commission des Affaires économiques, lors de l’examen par les députés du projet de loi “ Grenelle 1 ”. Amendement adopté finalement le 10 octobre. Selon le texte, les logements construits à partir de 2012 seraient autorisés à afficher une consommation d’énergie de 120 kWh/m²/an – à condition qu’ils soient équipés d’un chauffage électrique. Une consommation deux fois supérieure au seuil de 50 kWh retenu par le Grenelle. Un collectif d’associations, dont “ Isolons la Terre ” qui réunit des industriels tels Lafarge ou Saint-Gobain, déclarait début octobre dans Le Moniteur que « ces bâtiments pourront avoir des enveloppes (murs, fenêtres) beaucoup moins bien isolées. Or, la qualité de l’enveloppe du bâtiment est une priorité, puisqu’elle est là pour cinquante ans, voire plus […] ».

Des allégations que réfute Yves Le Camus. Le secrétaire général du Groupe Muller précise que « les niveaux d’isolation qui devront être consentis sur le bâti seront supérieurs pour l’électrique à ceux qui devront être consentis pour le gaz. Il en a d’ailleurs toujours été ainsi depuis que le chauffage électrique intégré existe ». Dans la lignée des accords de Kyoto et du Plan Climat...

Vous lisez un article de la revue Negoce n° 303 du 15/10/2008
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