Marketing-Achat

Stratégies industrielles L’avenir du plancher n’est pas bétonné

Mots clés : Béton - Bois - Démarche qualité - Distribution - Gros oeuvre - Métier de la construction - Produits et matériaux - Second oeuvre

Le plancher a fait sa révolution. L’arrivée de nouvelles techniques ces dix dernières années a totalement renouvelé le métier des maçons et des constructeurs. Il bougera encore !

Pour certains professionnels, l’histoire s’est arrêtée avec l’arrivée des poutrelles en acier précontraint qui, au début des années 90, ont fait descendre les poutrelles treillis de leur piédestal. Du coup, dix ans après la présentation des premiers entrevous légers par KP1, les entrevous béton sont encore loin d’avoir disparu des entrepôts des négociants. « Ils peuvent encore représenter jusqu’à 50 % », note Bruno Petruzzela, négociant à Orsay (91), au sud de l’agglomération parisienne. Pour Florent Goumarre, responsable marché distribution chez KP1, « les nouveaux entrevous auraient déjà conquis 70 % du marché ». Les statistiques officielles manquent pour trancher. Selon le point de vue duquel on le regarde, le verre apparaîtra à moitié vide ou à moitié plein. « L’inertie au progrès n’est ni spécifique à la maçonnerie, ni plus importante pour cette profession que pour d’autres », insiste Florent Goumarre.

Quoi qu’il en soit, les industriels ne font cependant bien passer que la moitié de leur message.

Pénibilité et temps réduits

« Les maçons intègrent facilement les arguments qui concernent la facilitation de la mise en œuvre des produits. En revanche, nous avons beaucoup plus de difficultés à sensibiliser sur les arguments techniques concernant les performances thermiques, acoustiques ou sismiques des constructions », note Jean Samaran, directeur commercial de Seac, le numéro 3 du marché des planchers à poutrelles en béton précontraint.

En matière de simplification, les changements sont spectaculaires. Quand un camion-remorque pour transporter les entrevous d’un plancher préfabriqué classique s’avère nécessaire, une palette suffit pour contenir les nouveaux entrevous en forme de coques emboîtables qu’ils soient en polypropylène comme chez KP1 ou en bois reconstitué comme chez Rector. L’effet est radical. « Cela change l’image du métier », note Grégory Chabrier, maçon en...

Vous lisez un article de la revue Negoce n° 305 du 20/11/2008
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