[TO] Règles techniques

Stocker et réutiliser l’eau de pluie

Mots clés : Eau - Information - communication - événementiel

-Des cuves, enterrées ou non, associées à un système de pompage, servent à alimenter des usages domestiques non nobles. -Des précautions de mise en oeuvre évitent la contamination du réseau d’eau.

Les constructeurs allemands présentaient à Batimat des systèmes de stockage et de récupération de l’eau pluviale. En France, cette technique se heurte, dans le collectif, à la réglementation qui concoure à éviter toute contamination par une eau impropre à la consommation. Mais la progression constante du prix de l’eau devrait favoriser le développement de tels systèmes. En effet, l’eau devient un poste de dépenses significatif.

Chez Roth, le message est clair : « Il s’agit de préserver l’environnement tout en économisant de l’eau et de l’argent. » Les usages concernent les chasses d’eau, la lessive, le ménage, l’arrosage des jardins, le lavage des voitures ou l’alimentation des pièces d’eau artificielles. Roth estime qu’il est possible de ramener la consommation d’eau potable, par personne et par jour, de 140 l à 100 l, sans remettre en cause le confort. Les réservoirs utilisés (en polyéthylène) sont teintés afin d’offrir une protection aux ultraviolets.

Filtrage de l’eau

L’eau récupérée à partir de la toiture est filtrée (mailles inférieures à 0,2 mm) par un procédé auto-épurateur, qui ne nécessite pas de maintenance. Les réservoirs, placés dans un local à l’abri de la lumière et de la chaleur, ou enterrés, sont équipés d’un point d’entrée antitourbillon et d’un trop-plein avec siphon. L’industriel conseille de ne pas prendre une capacité de stockage trop importante afin de faire passer les matières flottant à la surface de l’eau dans les canalisations (en général, 1 m3 pour 25 m2 de surface de collecte). L’eau est aspirée grâce à un flotteur placé 10 cm en dessous de la surface. En cas de sécheresse, il est possible de réalimenter en eau potable le réservoir. Un système d’écoulement libre, situé à une distance minimale de 20 mm, évite toute contamination du réseau d’eau public.

Chez Schütz, avec le système Aqua Block, le principe de stockage est similaire. Le fabricant estime qu’il est possible, avec une maison dont la toiture possède une superficie de 150 m2, de récupérer annuellement jusqu’à 80 000 l. Le modèle enterré, d’une capacité maximale de 9 000 l, est capable d’alimenter un immeuble ou une usine. En polyéthylène noir, les réservoirs disposent d’une bouche d’accès ajustable, acceptant d’éventuels mouvements du sol et, le cas échéant, d’un robinet de puisage en partie inférieure. Le système proposé par Schütz comprend des accessoires tels qu’un siphon de trop-plein, un collecteur – filtre d’eau de pluie se plaçant au niveau de la gouttière de descente, un filtre fin tourbillonnaire, une alimentation automatique en eau courante, une pompe à auto-amorçage.

Rotex, avec son Variocistern, propose des citernes fabriquées selon le procédé d’extrusion-soufflage, en matériau synthétique haute densité. La capacité de stockage est modulable : en associant les réservoirs on peut aller de 750 l à 25 000 l. Des orifices et une vidange, facilitent le nettoyage. Le système est complété par un kit de raccordement pour une pompe de surpression, une alimentation en eau de ville, un indicateur de niveau, un collecteur d’eau de pluie.

SCHEMA :

Stockage et distribution de l’eau de pluie

L’installation se compose d’une cuve de stockage alimentée par l’eau de pluie, d’un double réseau de distribution et d’une pompe de mise en pression.

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