Autres RISQUES PROFESSIONNELS

Spie Sud-Est simule un accident du travail pour sensibiliser ses salariés

Mots clés : Hygiène et sécurité du travail

Afin de marquer les esprits de ses salariés et attirer leur attention sur les risques professionnels, la direction opérationnelle Espace lémanique de Spie Sud-Est (Haute-Savoie) a décidé de simuler un accident du travail, lors d’une demi-journée consacrée à la sécurité. « Créer de toutes pièces une mise en scène d’accident sur un chantier, rien de tel pour rappeler aux salariés les types de risques récurrents et sensibles auxquels ils sont exposés dans leurs métiers, explique Thierry Dallemagne, responsable hygiène-sécurité-qualité-environnement de Spie Suisse. Pour tout accident sur un chantier, nous réalisons des flashs d’information destinés à l’ensemble des compagnons, exposant les faits, les analyses, ainsi que les causes et les conséquences. »

Un enchaînement de causes

Malgré ces informations, les collaborateurs ont parfois du mal à se projeter dans la réalité. D’où l’idée de simuler un accident pour mettre les salariés en conditions réelles. Ainsi, alors qu’ils assistent à une demi-journée d’ateliers sur la prévention des risques professionnels, une chute de hauteur est simulée à proximité du lieu de réunion. La mise en scène est soignée : bruit de chute, cris, faux sang. S’ensuivent une vingtaine de minutes durant lesquelles on porte secours au « blessé ». Puis vient le temps des échanges : les salariés, informés de la mise en scène, doivent réfléchir sur les causes de l’« accident ».
« Cette deuxième partie d’analyse est la plus importante », souligne Thierry Dallemagne. Le principal enseignement tiré par les salariés est de réaliser qu’un accident du travail est un enchaînement de causes. « Souvent, les compagnons pensent qu’un accident, c’est la faute à pas de chance, observe Thierry Dallemagne. Cet atelier a le mérite de les sortir de l’ordinaire et de les faire enquêter sur les événements qui ont provoqué l’accident, de s’interroger sur les multiples et possibles défaillances humaines ou matérielles, le choix des mesures préventives à mettre en place, etc. » En deux ans, la direction opérationnelle Espace lémanique a effectué 25 fois cet exercice.

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