Autres Insertion

Spie Batignolles s’approprie les clauses sociales

Mots clés : Entreprise du BTP

Démystifier les clauses d’insertion, tel est le sens de la démarche menée par le groupe Spie Batignolles dans le cadre de sa politique de développement durable. « Nous menons un travail approfondi sur les clauses sociales des marchés publics depuis 2009, évoque Gérard Charbonnier, directeur emploi et compétences. L’objectif est de faire du dispositif un levier d’animation de l’environnement de l’opération, de participer à l’évolution du bassin d’emploi avec des acteurs comme Pôle emploi et les missions locales. » Et permettre ainsi aux personnes privées d’emploi de revenir dans le cycle du travail et de la formation.

Mener une réflexion avant la remise de l’offre

« Depuis deux ans, nous nous attachons en particulier à apporter des clés de compréhension du dispositif, reprend Gérard Charbonnier. Auparavant, les collaborateurs se retrouvaient en effet confrontés aux clauses sociales sans savoir comment s’y prendre. » Deux guides explicatifs, l’un dédié aux aspects juridiques, l’autre consacré à des modes d’emploi nourris de bonnes pratiques, ont ainsi été mis à la disposition des responsables ressources humaines de proximité et des patrons opérationnels. Autre initiative : la mise en place d’une structure relais au siège du groupe pour assurer le suivi des clauses. « Avant 2009, chaque filiale répondait aux clauses dans son coin. » Ce guichet central donne désormais lieu à de réels échanges de bonnes pratiques entre le siège et les structures concernées, et facilite la mise en relation des différents acteurs de l’insertion. Le principe de la démarche : ne pas attendre le dernier moment pour se pencher sur les heures d’insertion à respecter. « Avant même de répondre au marché, s’engage une véritable réflexion pour étoffer notre offre d’insertion : examen des différentes pistes à privilégier et des solutions pour travailler avec les acteurs locaux, identification des facilitateurs… », développe Gérard Charbonnier. Sur le chantier de construction du centre pénitentiaire de Riom, qui devrait être livré à la rentrée 2015, 30 000 heures sont par exemple consacrées à l’insertion. « Cela nécessite la mise en place d’un véritable parcours. 60 personnes travaillent sur cette opération dans le cadre des clauses sociales, notamment par le biais de l’intérim ou du contrat de professionnalisation. » Plusieurs salariés ont déjà vu, à ce stade, leur emploi pérennisé au sein du groupe.

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