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Sophia-Antipolis La construction de bureaux redémarre

Mots clés : Architecte - Architecture - Produits et matériaux - Rénovation urbaine

Environ 30 000 m2 vont progressivement sortir de terre. Une reprise portée par des investisseurs locaux ou étrangers.

Alors que Sophia-Antipolis s’apprête à fêter son trentième anniversaire, les grues commencent à réapparaître sur le technopôle. Marché tendu à forte pression de la demande locative, compte tenu du dynamisme du site, Sophia-Antipolis avait vu son stock immobilier tomber à un niveau « plancher » : 8 000 m2 de bureaux fin 1997, répartis en surfaces souvent inférieures à 1000 m2. Grâce aux efforts de la SAEM Saca et du Symisa en 1998, les gestionnaires du parc, des promoteurs et des investisseurs commencent à réoccuper le terrain. Plusieurs programmes (voir encadré), représentant environ 30 000 m2, à livrer selon le dynamisme du marché, vont sortir de terre d’ici 2000 (d’autres opérations sont à l’étude).

Cette reprise est essentiellement portée par des opérateurs étrangers (le groupe Coréal sur Saint-Philippe 2) ou des intervenants locaux, avec une présence, point positif pour le site, d’investisseurs d’outre-Atlantique. Cargill, fonds de pension américain, rachète par exemple l’ancien immeuble de Digital. Quant au tout récent programme Gaïa (4800 m2) loué par le géant allemand Siemens, il est le fait de deux architectes-promoteurs niçois (cabinet Dalberra-Marta).

A l’opposé, après les années noires qu’a traversées le secteur, on trouve peu de nationaux, hormis Bouygues-Immobilier qui relance un projet de 6000 m2. « Cette situation confirme que Sophia-Antipolis n’est pas un vrai marché mais une opération qui nécessite un volant régulier de 10 000 à 15 000 m2 neufs de bureaux par an. Bien régulé par la SAEM dans les années 90, il impose aujourd’hui de sortir d’une logique immobilière type baux de longue durée et pas de « blanc ». D’où une prise de risque pour les opérateurs » note Patrick Colin, du cabinet Conseils Associés (Sophia-Antipolis).

Le paradoxe est que les opérations dont les chantiers vont s’ouvrir viennent en réponse à une situation de pénurie, sont déjà en « gris  » et largement pré-commercialisées. D’où ce manque d’une offre nouvelle pour les entreprises qui arrivent ou veulent s’étendre.

« Avec 20 000 m2 écoulés en 1998, le stock sur Sophia ne représente plus que 8 mois de commercialisation. En attendant la livraison des nouveaux programmes, l’année 1999 risque d’être encore en creux » commente Pascal Schori, de Colliers-Auguste Thouard. Aussi, comme l’an dernier, les gestionnaires du technopôle auront un stand en propre au Mipim à Cannes pour tenter d’attirer l’attention des promoteurs-investisseurs.

Les projets de bureaux :

Zac Saint-Philippe 2

Aménagement en cours de 18 000 m2 de bureaux (par tranches de 1600 m2) par le groupe Coréal (Instag). Projet de construction de 18 000 m2 supplémentaires. Architecte : Alain Semmel (Biot).

Zac de l’Eganaude

6000 m2 (en deux tranches) par Bouygues Immobilier. Architecte : Richard Lavelle (Cannes). Démarrage des travaux sous 2 mois.

Projet de 12 000 m2, les Espaces d’Entreprises, qui s’étendra sur deux à trois ans. Promoteur-architecte : Etienne Renard (Paris).

Zac du Font de l’Orme

Opération « Alba ». 4000 m2 par Valbonne Immobilier (assistant maître d’ouvrage : Patrick Colin). PC déposé. Architecte : Boris Garevski (Antibes). Démarrage des travaux : juin 1999. Coût : 32 millions de francs.

9200 m2 en deux tranches par « Antipolis Développement » (Société foncière du bassin méditerranéen). PC déposé en mars. Architecte : Dan Costa Foru (Mandelieu).

Démarrage des travaux en septembre. Coût : 40 millions. Si la location domine le marché immobilier, il reste quelques opérations en « propre » (Vivendi sur Saint-Philippe 1, Soditech sur Saint-Philippe 2, Cegetel sur l’Eganaude, etc.). Le projet phare est incontestablement celui de Toyota qui va créer ZAC Funel, sur 5700 m2, son nouveau centre de design en Europe. 90 millions d’investissements et pose de la première pierre le 8 mars.

DESSIN : « Les Triades », une opération de réalisation de trois immeubles de bureaux (STIM Bâtir, Bouygues Immobilier).

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