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Sète Un belvédère sur le mont Saint-Clair

Mots clés : Délégation de service public

La Ville de Sète inaugurera dans les prochaines semaines un nouveau belvédère au sommet du mont Saint-Clair. Cet aménagement d’un site remarquable, fréquenté chaque année par plus de 500 000 visiteurs, est le fruit d’une opération complexe. La plate-forme sommitale était jusqu’à une date récente propriété de l’Armée. Equipée d’un parking sommaire, elle abritait en outre un pylône radioélectrique utilisé par de nombreux opérateurs publics ou privés mais de manière anarchique et dans des conditions de sécurité aléatoires.

En 2002, la ville de Sète, propriétaire d’une parcelle mitoyenne, décide de racheter à l’Etat le sommet du mont Saint-Clair et de réaménager le site. Un concours d’idées est lancé auprès de trois équipes de concepteurs, sous forme d’un marché de définition.

L’opération est menée en deux phases. La première consiste à remplacer l’ancien pylône radioélectrique par un nouveau, construit légèrement en contrebas. La commune, propriétaire de l’équipement, en confie la gestion à une filiale de TDF, via un contrat d’affermage. La deuxième phase, en voie d’achèvement, porte sur l’aménagement du belvédère.

Paysage de garrigue et rumeurs de la ville

« Nous avons voulu redonner au site le caractère le plus naturel possible, indique Marcel Avian, directeur général adjoint des services techniques de la ville. Il s’agissait de ne rien faire d’irréversible. » Le projet prévoit notamment la reconstitution d’un paysage de garrigue, par la plantation de plusieurs dizaines d’espèces prélevées localement. Le parking est tapissé de larges strates calcaires. La plate-forme elle-même, rendue légèrement ascendante, est ceinturée par une promenade en bois qui s’avance sur le vide par un porte-à-faux de sept mètres. « Nous avons fait en sorte que le panorama se dévoile d’un seul coup au regard du visiteur, provoquant un effet de saisissement », explique l’architecte, Pierre Di Tucci.

Autre élément du décor : un monolithe de marbre noir, œuvre de l’artiste François Michaud, restituera périodiquement les « rumeurs de la ville » grâce à des micros placés dans différents lieux emblématiques de Sète, tels que la criée, la gare, les halles ou la plage.

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