Enjeux

Serfim joue dans la cour des ETI

Mots clés : Concurrence - Travaux publics

Le groupe de TP boucle deux rachats pour peser en Ile-de-France et se développer à l’international.

En rachetant deux entreprises au début de l’été, Guy Mathiolon, le P-DG du groupe de travaux publics Serfim, a fait coup double. « Ces acquisitions sont dans la ligne de notre plan stratégique Serfim 2025 sur deux points : être davantage présent en Ile-de-France, qui pèse 50 % de l’activité des TP, et organiser notre développement à l’international », indique-t-il.

Pour le groupe lyonnais, l’acquisition de l’entreprise Bentin (200 salariés) basée à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) remplit en tout point le premier objectif. Spécialisée dans les réseaux électriques, cette entreprise dispose de plusieurs agences en Ile-de-France, dont une à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Grâce à ces implantations, Serfim se trouvera au plus près des marchés du Grand Paris Express, des Jeux olympiques 2024, etc. Quant au rachat de l’entreprise Caratelli, implantée à Crolles, en Isère (70 salariés), il permettra au groupe d’aborder de nouveaux marchés à l’international. « Cette entreprise intervient dans trois domaines : les travaux en montagne, la radio protection et l’industrie. Autant de spécialités qui les conduisent à opérer dans le monde entier. Cette acquisition va nous aider à structurer notre activité industrielle et notre développement à l’international », illustre Guy Mathiolon. Avec ces deux rachats, le groupe Serfim passera la barre des 300 millions d’euros de chiffre d’affaires cette année, ce qui la fera entrer dans la catégorie des entreprises de taille intermédiaire (ETI). « Entre mai 2016 et mai 2017, nous avons enregistré + 14 % de croissance et nous avons une très bonne visibilité jusqu’en 2018 », se félicite le diri geant. Les clés de son succès ? « Etre présent sur tout le territoire et répondre en offre globale sur les marchés importants. »

Académie de formation. Des projets, le groupe n’en manque pas. Cette année une académie de formation Serfim sera lancée. « Sur les dix dernières années, nous avons formé près de 800 salariés à la maîtrise du français. Nous allons poursuivre en créant une structure qui sera chargée, en partenariat avec des écoles comme l’EM Lyon, de former nos collaborateurs dans différents domaines. » Une autre entité verra le jour pour faire face au défi du numérique. « Nous allons regrouper nos moyens humains au sein d’une SSII interne pour avancer dans le domaine du numérique et doter nos équipes d’outils performants », précise le P-DG. Pour préparer l’avenir, Guy Mathiolon, actionnaire à 80 % du groupe, a ouvert l’actionnariat aux cadres de son entreprise, et ce depuis plus de dix ans.

300 M€ de CA en 2017.

2 000 salariés.

29 sociétés dans le groupe.

45 implantations en France.

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