[TO] Règles techniques

Routes Une chaussée à forte pente en béton

Mots clés : Béton - Réseau routier - Travail

Le béton résiste aux intempéries et nécessite peu d’entretien. Le profilage de la chaussée évite l’usure due au ruissellement intensif.

Soumise à d’importantes dégradations liées notamment au ruissellement intensif, la route de Malfranches à Amfreville-la-Mi-Voie, près de Rouen, a été refaite en béton prêt à l’emploi (BPE). « Malgré un surcoût d’environ 50 %, c’est la pérennité de l’ouvrage et son faible entretien ultérieur qui nous ont décidés à recourir au béton », explique Francis Berneval, adjoint au maire chargé des travaux.

Chez Unibéton Normandie (groupe Italcementi), on avoue avoir un peu hésité à réaliser ce chantier. Voie de desserte à très faible trafic et à flanc de falaise, la route présente en effet un profil en long avec une pente moyenne de 19 % et des maxima à 28 % sur une longueur de 500 m.

« Les travaux n’ont provoqué que peu de gêne pour les riverains : trois jours de coulage à l’aide d’une machine à coffrage glissant, le béton a été réglé sur le support et les bordures de trottoir ont été coulées en même temps que la chaussée. Ils n’ont demandé que peu de terrassements et permettront de diminuer les coûts d’entretien grâce à un bon écoulement des eaux », explique Jacques Meunier, de l’Agence routes, chez Ciments Calcia.

Pour répondre aux contraintes du chantier, les responsables d’Unibéton ont mis en oeuvre 500 m3 de béton BCS (béton à caractères spécifiés) dosé à 330 kg, additionné d’un plastifiant et d’un entraîneur d’air Axim. Les avantages du BPE de chaussée ? La disponibilité des matériaux (1 500 centrales en France), durabilité attestée (notamment sur les aires de stationnement d’aéroport), solidité et résistance (aux charges, au poinçonnement, aux températures extrêmes, aux hydrocarbures, à l’érosion).

FICHE TECHNIQUE

Maître d’ouvrage : commune d’Amfreville-la-Mi-Voie

Intervenants : Unibéton Normandie et Ciments Calcia

PHOTO : Le béton a été choisi pour la pérennité de l’ouvrage et son faible entretien ultérieur.

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