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Route Les « ingénieurs technologues » au contact des engins

Mots clés : Apprentissages - Enseignement supérieur - Entreprise du BTP - Réseau routier

– La formation des diplômés de l’enseignement supérieur intègre dorénavant une sensibilisation à la conduite d’engins.

La dixième promotion « d’ingénieur-technologue en technique routière » et de « chef de chantier routier » de l’université de Nancy bénéficie d’une offre pédagogique nouvelle : dans le cadre de leur année de spécialisation dans l’une de ces deux filières, les dix titulaires du DUT de génie civil de Nancy ont suivi, à la fin du mois d’octobre, une sensibilisation de deux jours à la conduite d’engins de TP.

« La manière d’utiliser une niveleuse peut décider de la rentabilité d’un chantier ». Ce constat dressé par Jean-Martin Schulz, directeur du personnel de Screg Est, justifie l’innovation. Certes, « il ne s’agit pas de transformer les futurs chefs de chantier en conducteurs d’engins. Mais l’encadrement doit sentir comment utiliser les machines au maximum de leur puissance, sans aller au-delà», précise Jean-Martin Schulz. Pour transmettre cette maîtrise subtile des outils, le Syndicat professionnel régional de l’industrie routière (Sprire) et l’IUT de Nancy, associés depuis 1991 dans les spécialisations post-DUT, se sont fiés à l’organisme régional de référence : le Centre de formation Raymond Bard de Faulquemont (Moselle).

Le lancement de cette sensibilisation témoigne de la vitalité d’une filière pédagogique portée par la profession et par l’université, sur la base de l’alternance : les 8 « chefs de chantier routiers » et les 12 « ingénieurs-technologues » de l’actuelle promotion suivent dix semaines à l’institut ; le stage en entreprise dure quatorze semaines pour les premiers et vingt-sept pour les seconds. Des cadres des principales entreprises routières de la région contribuent à la formation théorique dispensée à l’université. Les périodes en entreprise, concentrées entre mars et septembre, coïncident avec la pleine charge de travail. Dans le cadre de contrats de qualification, les élèves bénéficient d’une rémunération et d’un financement de leurs études. A l’issue du cursus, les entreprises connaissent suffisamment leurs futures recrues pour économiser le temps nécessaire aux entretiens d’embauche.

L’enquête menée auprès des cinq premières promotions qui ont bénéficié de ces contrats témoignent de la pertinence de la formule : 80 % des diplômés se sont faits embaucher dans le mois qui suivait leur formation ou leur service militaire.

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« Il ne s’agit pas de transformer les futurs chefs de chantier en conducteurs d’engins. Mais l’encadrement doit sentir comment utiliser les machines au maximum de leur puissance, sans aller au-delà. »

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