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RHONE-ALPES Union sur la LGV Lyon-Turin

Mots clés : Aménagement du territoire - Elections - Transport ferroviaire

La ligne à grande vitesse (LGV) Lyon-Turin constitue un enjeu majeur pour le développement de Rhône-Alpes. Un sujet qui rassemble, sur l’essentiel, les deux listes principales conduites, par Anne-Marie Comparini, présidente sortante (UDF), et Hervé Gaymard, ministre de l’Agriculture, et par Jean-Jack Queyranne, ex-ministre.

Le Comité interministériel d’aménagement et de développement du territoire (CIADT) de décembre 2003 a quelque peu rassuré les élus même si Jean-Jack Queyranne attend du sommet franco-italien qu’il arrête (enfin) le financement (15 milliards d’euros environ pour la totalité du projet) pour un démarrage des travaux en 2007.

Outre le rail, la route est également inscrite dans les programmes électoraux. Bien que hors compétence régionale, le conseil régional y va de sa participation financière. Pour Anne-Marie Comparini et Hervé Gaymard, il convient d’achever prioritairement les tronçons autoroutiers qui font défaut à l’aménagement du territoire : A45, A48, A51, A89, A41. Jean-Jack Queyranne entend, lui, arrêter « l’inflation routière sur l’est de la région » au bénéfice de l’ouest avec les seules A45 et A89.

Dans un environnement de maîtrise de la pression fiscale, la formation, initiale et continue, l’emploi, le logement et une politique foncière fondée sur l’émergence d’un établissement foncier régional constituent de nouvelles préoccupations communes à ces candidats, même si les outils à mettre en place et la philosophie générale sont à l’évidence différents.

Après un effort budgétaire pour la construction et la réhabilitation des lycées, le futur exécutif pourrait réorienter son action vers l’entretien du patrimoine : la décision modificative 1 (DM1) permettra d’en juger.

Globalement, Jean-Jack Queyranne stigmatise une sous-consommation des crédits soulignée par la chambre régionale des comptes et prétend, au final, faire « beaucoup plus et mieux à pression fiscale constante ». Anne-Marie Comparini s’en défend sur la base des excellentes notations décernées par les officines spécialisées dans les analyses financières et budgétaires, et de l’accélération de la consommation des crédits.

Budget primitif : 2,316 milliards d’euros

Investissements : 533 millions d’euros

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RHONE-ALPES. Les travaux de descenderies, préalables au percement des tunnels, ont commencé sur le tracé de la liaison ferroviaire Lyon-Turin. La région devra participer au financement de cette liaison, enjeu majeur pour son développement.

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