Technique et chantier

Revêtements sols et murs : tendance au « vert »

Mots clés : Information - communication - événementiel - Produits et matériaux - Qualité de l'eau, de l'air et du sol - Risque sanitaire

Matériaux plus sains et respectant la qualité de l’air intérieur, affichage sanitaire obligatoire, mesures réglementaires de santé publique. Une véritable mutation s’opère !

En plus des préoccupations d’ordre esthétique comme la recherche de nouveaux coloris, matières ou textures pour répondre notamment aux règles d’accessibilité (voir ci-dessous), les industriels sont désormais soucieux de proposer des matériaux de revêtement qui ne dégradent pas la qualité de l’air intérieur ou même prétendent l’assainir. « La qualité de l’air intérieur est une véritable problématique au cœur de la recherche et développement de nouveaux produits de finition et revêtements », explique François Maupetit, responsable du pôle Ingénierie des risques sanitaires de la division Santé au sein du Centre scientifique et technique du bâtiment. « Car il est maintenant reconnu que certains produits de construction, notamment les revêtements de sol et murs, qui sont au contact direct avec l’air intérieur peuvent être des sources potentielles de pollution. Ils peuvent contenir des composés organiques volatils (COV), du formaldéhyde ou d’autres composés, qui vont être rejetés dans l’air à température ambiante. Entre actions sanitaire, scientifique et réglementaire, il faut continuer à informer, à sensibiliser. » Et le message semble passer.

Plaque de plafond conçue pour réduire les COV et le formaldéhyde dans l’air ambiant grâce à l’adjonction d’un minéral volcanique, peintures pouvant neutraliser les odeurs et les composés organiques polluants ou ayant un effet inhibiteur sur les micro-organismes, sols coulés en résine ou faux-plafond aux propriétés antibactériennes et bactériostatiques. ces produits sont de plus en plus nombreux !

Cinq classes d’émissions de COV

« Cependant les résultats avancés doivent avoir été validés par des tests en laboratoires sur des échantillons neufs mais ayant également subi un cycle de vieillissement afin de connaître les performances initiales et leur tenue dans le temps », souligne François Maupetit. Si du côté des industriels les choses semblent bouger, c’est peut-être que côté réglementaire, les avancées sont également importantes. S’inscrivant dans la continuité des mesures définies par le premier Plan national santé environnement (PNSE), la loi Grenelle 1 a été promulguée le 3 août 2009. « Le Grenelle de l’environnement a fixé des objectifs ambitieux de réduction de la consommation énergétique dans les bâtiments. Dans cet important chantier, il est primordial de gérer de manière concomitante qualité énergétique et sanitaire », ajoute François Maupetit. « L’article 35 de la loi Grenelle prévoit notamment la mise en place à partir de 2012 d’un étiquetage sanitaire et environnemental mentionnant les émissions et contenus en COV obligatoire pour tous les nouveaux produits de construction et de décoration.
Cet étiquetage devrait vraisemblablement caractériser le niveau d’émission des principaux COV reconnus substances dangereuses et présents dans l’environnement intérieur par un système à cinq classes de type A à E. Pour chacun des COV pris en compte, des valeurs limites seront définies, la plus mauvaise valeur trouvée déterminant le niveau global de la notation », explique François Maupetit.
Sont également prévues l’interdiction des substances classées cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques (CMR) de catégories 1 et 2 (deux arrêtés du 30 avril et 28 mai 2009 concernent respectivement le trichloréthylène et le benzène plus deux phtalates), l’officialisation de conseillers médicaux en environnement intérieur et la surveillance de la qualité de l’air intérieur dans certains lieux recevant du public ou des populations sensibles.

Des labels environnementaux

Toutes ces mesures sont également soutenues par les dispositions d’un deuxième PNSE pour la période 2009-2013 présentés par les pouvoirs publics fin juin 2009. En attendant l’étiquetage, pour s’y retrouver dans les produits « respectueux » de notre santé et de notre environnement, il y a toujours les labels : label allemand Ange Bleu (Blauer Angel), international Nature Plus, Oeko Tex standard 100 pour les sols textiles, Gut pour les moquettes, Emicode (EC1) pour les colles, NF Environnement ou encore l’Ecolabel européen pour les peintures et vernis.

VERONIQUE PAUL/BOSTIK BATIMENT

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