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RETRAITE Vers un allongement de la durée de cotisation

Mots clés : Temps de travail

Fin mars, la mission conduite par Jean-Michel Charpin, commissaire général au plan, remettra son rapport sur l’avenir des régimes de retraite au Premier ministre. Une note d’étape fait part des pistes de travail étudiées. La principale vise l’allongement progressif de la durée de cotisation. Pour bénéficier d’une retraite au taux plein, les salariés devraient justifier en 2019 de cent soixante-dix trimestres de cotisations (soit quarante-deux ans et demi).

A l’instar de la réforme introduite en 1993 pour le secteur privé (voir ci-contre), la note préconise une augmentation d’un trimestre supplémentaire par an. Pour ne pas accroître davantage les disparités entre salariés du privé et du public, la note préconise deux évolutions différentes dans le temps. Pour les premiers, « le rythme actuel d’allongement demeurerait jusqu’en 2003. Au-delà, le prolongement de l’allongement pourrait être envisagé à un rythme plus lent afin de permettre un alignement dans le temps de l’ensemble des régimes » (c’est-à-dire cent soixante-dix trimestres en 2019).

Pour les régimes de retraite du secteur public, qui ont conservé une durée d’assurance de cent cinquante trimestres, « l’allongement débuterait dès 2000 au rythme d’un trimestre par an pour atteindre cent soixante trimestres en 2009, cent soixante-dix en 2019 ».

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ENCADRE

La réforme du régime général en 1993

En 1993, Edouard Balladur, alors Premier ministre, avait introduit une double réforme pour le calcul des retraites des salariés du secteur privé :

Une augmentation progressive, à raison d’un trimestre par an, de la durée de cotisation pour bénéficier d’une retraite au taux plein (cent cinquante trimestres nécessaires en 1993 pour un salarié né en 1933, cent soixante en 2003).

Un calcul de la pension non plus sur les dix meilleures années mais progressivement (à raison d’une année supplémentaire par an) sur les vingt-cinq meilleures années à partir de 2008.

Deux exemples

Un salarié né en 1939 qui fait liquider sa pension cette année, devra justifier de cent cinquante-six trimestres ; sa pension sera calculée sur les seize meilleures années.

Un salarié né en 1943 qui liquidera sa pension en 2003 devra justifier de 160 trimestres; sa pension sera calculée sur les vingt meilleures années.

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