Architecture Rétrospective

Retour vers le futur

Mots clés : Architecture

A Villeneuve-d’Ascq (Nord), le LaM présente une exposition sur Nicolas Schöffer dont l’œuvre spectaculaire embrasse l’architecture et l’urbanisme.

Très médiatisé de son vivant, Nicolas Schöffer (1912-1992) méritait de retrouver la place qu’il a occupée dans l’art des Trente Glorieuses. C’est chose faite avec l’exposition du LaM (1), dont les nombreuses sculptures qui s’animent à grands renforts de cliquetis et de faisceaux de lumière tiennent en alerte le visiteur. A l’orée des années 1950, Schöffer crée ses premières sculptures avec socles tournants, éléments pivotants, éclairages dirigés et sons métalliques. Elles relèvent du « spatiodynamisme » qu’il définit comme « l’intégration constructive et dynamique de l’espace dans l’œuvre plastique ».

Ville planant au-dessus du terrain. Simultanément, il réfléchit à l’échelle de l’architecture et de l’urbanisme. Avec l’aide de l’architecte Claude Parent (1923-2016), il imagine une ville spatio-dynamique, planant au-dessus du terrain grâce à ses unités d’habitation Alpha Habitat en bandes continues sur des pilotis de 15 m, libérant ainsi le sol pour l’agriculture et les jardins. Un théâtre en forme d’œuf avec, en son centre, des gradins qui pivotent sur eux-mêmes, aurait laissé le spectacle se dérouler tout autour et des projections apparaître sur les parois de l’édifice. « Schöffer recherche la synthèse...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5975 du 11/05/2018
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