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Réseaux sociaux Futurs candidats, soignez votre identité numérique

«Tout individu est un candidat à vie », relève Jean-Christophe Anna, directeur associé de Link Humans, société spécialisée en stratégie de recrutement via les médias sociaux et le mobile. « Il faut ainsi se rendre accessible au recruteur à tout moment. » D’où l’importance, dès ses études, de soigner son identité numérique. « A ne pas confondre avec la  » e-réputation « , sur laquelle la personne n’a pas de prise : nom apparaissant sur un forum ou dans un organigramme, photo  » taguée  » sur Facebook… » Façonner son identité numérique implique une présence sur les réseaux sociaux professionnels Viadeo et Linkedin, et sur la banque de CV en ligne DoYouBuzz. « Le trio gagnant pour maîtriser son image » aux yeux de Jean-Christophe Anna. « Ces outils offrent la possibilité de créer des profils multimédias et enrichis. Pour professionnaliser sa présence en ligne, il convient aussi d’harmoniser et d’actualiser régulièrement les informations publiées sur chaque support. » Compétences, photographie, identité professionnelle, mots-clés… « Comme pour une marque ! »

Améliorer sa visibilité

Penser également à inviter ses camarades de promotion, professeurs et maîtres de stage à rejoindre ses contacts. Mais « gonfler artificiellement son carnet d’adresse avec des inconnus offre peu d’intérêt », met en garde Jean-Christophe Anna. Autant « capitaliser sur les vraies rencontres ». « Demander une recommandation sur les réseaux sociaux à un ancien maître de stage permettra de sécuriser le futur recruteur », conseille de son côté Julien Pouget, président de JP & Associés. Pour accroître sa visibilité, « il faut multiplier les expositions, par exemple en s’abonnant à des groupes de discussion sur les réseaux sociaux, ou en rédigeant des commentaires pointus au bas d’articles professionnels. » Autre option : ouvrir un compte Twitter, ou créer un blog dans son domaine. « De quoi se faire remarquer de ses pairs et, demain, du recruteur, à condition d’en actualiser le contenu », souligne Jean-Christophe Anna. Mais gare aux informations d’ordre privé publiées par ailleurs. « Si le profil d’un candidat sur les réseaux sociaux professionnels leur semble un peu lisse, certains recruteurs pourront être tentés de se rendre sur Facebook », prévient Manuelle Malot, directeur carrière et prospective à l’Edhec Business School. Or les photographies d’une soirée arrosée, le récit de la participation à une manifestation ou encore une réaction sur un sujet d’actualité polémique pourraient jouer en défaveur du candidat. La maîtrise des paramètres de confidentialité apparaît ainsi comme une précaution de base. Certes, peu nombreux seront les recruteurs à jouer les agents secrets. « Mais certaines informations peuvent être accessibles aux  » amis  » des  » amis « . De groupes en groupes, il est facile de déboucher sur le profil ouvert d’une personne. » La meilleure conduite à tenir est de : « Ne pas écrire sur les réseaux sociaux ce qu’on ne déclamait pas il y a 2 500 ans sur l’Agora dans la Grèce antique ! insiste Manuelle Malot. D’autant que sur Facebook, rien ne s’efface ».

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ENCADRE

Déconseillé

Critiquer une ancienne entreprise d’accueil en stage ou en alternance

Laisser des commentaires sur des forums « décalés », ou réagir à des sujets d’actualité polémiques

Mettre en avant ses opinions politiques ou ses convictions religieuses

Publier des photos privées compromettantes

ENCADRE

Conseillé

Mentionner une formation accadémique postbac et son expérience en entreprise (stage, alternance)

Rédiger des commentaires « sérieux » sous des articles professionnels/dans le cadre de groupes d’interêt sur les réseaux sociaux

Evoquer une passion, même extraprofessionnelle

Publier des photos correctes

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