Régions

Renouvellement urbain Des programmes réorientés

Mots clés : Collectivités locales - Politique de la ville - Rénovation urbaine

Initié en 2001 sous la forme d’un grand projet de ville (GPV) au budget de 64 millions d’euros, le renouvellement urbain des quartiers nord de Rouen et du quartier Grammont, en bord de Seine rive gauche, ne convenait guère dans sa forme première (un groupement d’intérêt public) à la nouvelle députée-maire, Valérie Fourneyron. Et il semblait bloqué en matière d’opérations concrètes à son terme originel de 2006. C’est pourquoi, l’avenant à la convention Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine) signé début juillet, d’un montant de 327 millions d’euros, a été accueilli par tous les partenaires comme une délivrance. Cette enveloppe se répartit entre sept bailleurs sociaux (1) pour 159 millions, l’Agence (83 millions), la Ville (32 millions), la région (22 millions) et le département (14 millions). Pour le préfet de région Rémi Caron, cet avenant constitue « une réalité qui va peser sur l’avenir de milliers de Rouennais ».

La nouvelle équipe municipale souhaitait une véritable réorientation du GPV (lire l’entretien avec Valérie Fourneyron, p. 54). Elle voudrait désormais privilégier les réhabilitations ou les résidentialisations par rapport aux espaces publics. Paradoxalement, la première construction en matière d’habitat est à mettre à l’actif d’un promoteur privé, Apollonia, filiale de Nexity George-V. Ce groupe, s’apprête à livrer 50 logements dans le quartier Grammont. Un premier îlot témoin, baptisé « Tendance loft », est visitable depuis mai. A l’horizon 2011, une centaine de logements haut de gamme signés Yves Lion devraient avoir été construits et même 270 logements ultérieurement. « Quinze jours après les premières communications, nous avions déjà vendu une trentaine d’appartements, ce qui est exceptionnel », soulignait en juin Yann Doublier, directeur général de Nexity Apollonia. Pour Valérie Fourneyron, « ce programme atteste de notre volonté de mixité sociale ».

Mais la ville centre n’est pas la seule à être l’objet d’opérations de renouvellement urbain depuis le début des années 2000. Oissel, Le Petit-Quevilly, Sotteville-lès-Rouen mais surtout Saint-Etienne-du-Rouvray et Canteleu sont concernées par des opérations Anru. Pour cette dernière commune, un avenant de 56 millions d’euros a été signé en mai : il concerne le parc social de la Cité-Verte (1 278 logements).

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(1) Habitat 76, Rouen Habitat, Foyer du toit familial, Immobilière Basse-Seine, La Plaine normande, Logiseine, Logeal.
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