Régions Loire-Atlantique

« Renoncer au transfert de l’aéroport ? Une impasse ! »

Mots clés : Etat et collectivités locales - Gares, aéroports

Entretien avec Philippe Grosvalet, président du conseil départemental de Loire-Atlantique et du syndicat mixte aéroportuaire.

Vous avez organisé, en décembre dernier, un grand colloque sur le thème du foncier. Pourquoi se saisir d’un tel sujet ?

Ce colloque était une première et répondait à trois objectifs : partager les enjeux fonciers, à commencer par la consommation de terres agricoles et naturelles ; dépasser le cadre technique pour faire du foncier une question de société ; et, je ne m’en cache pas, affirmer le rôle du département dans ce domaine. Car s’il n’existe pas de compétence territoriale dédiée au « foncier », je considère que cette question fait partie de l’ADN d’un département au service de l’équilibre des territoires. En Loire-Atlantique, nous disposons de précieux outils d’observation et d’analyse, comme la base de données « Mode d’occupation des sols » : celle-ci confirme que l’artificiali sation des sols se poursuit en Loire-Atlantique, mais à un rythme qui ralentit fortement. Entre 2012 et 2016, 481 ha d’espaces agricoles, forestiers et naturels ont été artificialisés en moyenne chaque année, contre 986 ha par an entre 1999 et 2009, et 754 ha par an entre 2009 et 2012. L’étalement urbain est davantage contenu, notamment grâce à un habitat plus dense. Pour intervenir sur le foncier, nous nous sommes également dotés d’une agence foncière, nous avons créé des périmètres de protection des espaces agricoles et naturels (PEAN), dont le plus grand de France entre la métropole...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5959 du 19/01/2018
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