Architecture et urbanisme

« Rendre les territoires plus robustes »

Quelle est la bonne approche de l’aménagement face aux risques d’inondation ?

Il faut regarder les conséquences d’une inondation majeure pour penser le risque de manière stratégique : quels sont les objectifs de réduction de la vulnérabilité, quels sont les moyens à mettre en œuvre ? En cas d’inondation, le premier objectif est de maintenir des fonctions urbaines minimales pour ne pas paralyser toute la société. Par exemple, un hôpital ne devrait pas être construit en zone inondable. Actuellement, le but n’est pas de geler le développement des territoires inondables mais de les rendre plus robustes.

A quelle échelle territoriale peut-on prévenir ce risque ?

Il faut articuler plusieurs échelles : celle des bassins versants pour ne pas aggraver l’aléa, celle de l’urbanisme pour réduire la vulnérabilité, et localement sensibiliser la population. Or, en France, la culture est plutôt de se protéger localement. Les digues sont très utiles mais reportent le problème ailleurs. La grande échelle suppose d’établir de nouvelles solidarités entre les territoires, d’indemniser les communes qui maintiennent des champs d’expansion de crues et limitent ainsi leur développement.

Comment intégrer le risque d’inondation au projet urbain ?

A la différence de certains de nos voisins, le risque d’inondation reste peu intégré dans les projets d’urbanisme en France. Les PPRI sont de puissants documents prescriptifs qui identifient les zones dangereuses et délimitent des zonages stricts. Ils constituent une réglementation de servitude d’utilité publique qui ne peut se substituer au projet d’urbanisme.

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