Autres

Rencontres de la performance énergétique La rénovation énergétique en débat

Mots clés : Efficacité énergétique - Réglementation thermique et énergétique

Le projet de loi sur la transition énergétique pour la croissance verte était au menu des 8e Rencontres de la performance énergétique organisées, les 5 et 6 novembre à Paris, par l’Ademe et « Le Moniteur ». Plusieurs articles de ce texte concernent le bâtiment et lui fixent des objectifs ambitieux. Parmi ces mesures : la rénovation énergétique de 500 000 logements par an dès 2017, le prêt à taux zéro élargi aux travaux de rénovation réalisés par un professionnel certifié « RGE », l’obligation d’isoler par l’extérieur en cas de travaux sur la façade, la mise en place des carnets de suivi et passeports de travaux, ou encore la possibilité d’imposer des extensions de surfaces ou d’être, pour les bâtiments publics, à énergie positive… Mais le texte devrait encore connaître des modifications et clarifier certaines dispositions après son examen par le Sénat, en janvier. Sylvie Roman

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
ENCADRE

Sabine Buis, députée de l’Ardèche, rapporteure de la loi sur la transition énergétique à l’Assemblée nationale

Il faut chercher à convaincre, expliquer et rendre les informations accessibles à tous, particuliers comme professionnels. Il faudra aussi s’assurer que la couverture du territoire est complète. Grâce à cette loi sur la transition énergétique, nous aurons enfin les moyens de mettre en œuvre une véritable politique de la rénovation ! D’ailleurs, en Ardèche, département pilote, la plate-forme de l’énergie, généralisée par la loi, est un dispositif qui fonctionne bien. Ce lieu de rencontres entre particuliers et professionnels est plébiscité.
Concernant l’obligation d’isoler par l’extérieur, nous sommes conscients que l’on ne peut pas imposer les mêmes délais pour le neuf et l’existant, plus délicat, et je ne voudrais pas faire de l’écologie punitive ! Mais cette obligation ne s’appliquera pas en cas d’impossibilité juridique, architecturale ou économique. Autres avancées du texte : l’obligation de suivi et de contrôle des bâtiments et l’obligation des travaux embarqués. Concernant le projet de loi, il y a encore des progrès possibles et je reste ouverte à des propositions pouvant faire évoluer le texte. »

ENCADRE

Bruno Léchevin, président de l’Ademe

« Le texte voté a été enrichi notamment par la création de plates-formes de l’énergie dans chaque département, l’éco-PTZ lié au recours à des entreprises certifiées RGE, ou encore la performance embarquée, obligatoire même pour les rénovations. Autre avancée de la loi : l’obligation pour le gouvernement de remettre au Parlement, tous les cinq ans, un rapport sur les stratégies et l’application de la loi. Aujourd’hui, on recense 23 000 entreprises RGE et on comptera une centaine de plates-formes en France d’ici à la fin 2015. »

ENCADRE

Dominique Ramard, conseiller régional de Bretagne

« Concernant les plates-formes de l’énergie, l’Association des régions de France a pris les devants. En effet, 10 régions sont déjà volontaires pour des tests “ grandeur nature et nous avons déjà enregistré une cinquantaine de réponses à nos appels à projet pour ces plates-formes. Parallèlement, nous continuons de mener des expériences. Par exemple, dès l’an prochain, dans plusieurs régions, certains bâtiments publics bénéficieront d’un carnet de suivi et d’entretien. »

ENCADRE

Christian Cléret, directeur général de Poste Immo

« Il ne faut pas confondre valeur verte et performance énergétique ! La question du développement durable est plus environnementale qu’énergétique et prend en compte de nombreux facteurs : transports, accessibilité, flexibilité… Par ailleurs, la valeur verte est la confrontation de demandes et d’offres. Au fur et à mesure, les immeubles seront décotés du fait de leurs mauvaises performances énergétiques et la valeur verte deviendra le standard, et le “ non vert l’exception. »

ENCADRE

Denis Burckel, directeur des projets chez Icade

« Dans le tertiaire, la valeur verte est la possibilité de vendre un immeuble plus cher ou d’en attendre un loyer plus élevé. Aujourd’hui, les immeubles qui n’ont pas un minimum de valeur énergétique sont hors marché, mais cette valeur varie dans le temps et surtout en fonction du lieu d’implantation. Si sur un marché tertiaire en difficulté, la valeur verte n’a pas encore trop d’importance, sur un marché international comme à La Défense, vous n’intéresserez pas d’investisseur.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X