Régions

Reims Les halles du Boulingrin retrouveront leur vocation première

Mots clés : Architecte - Architecture - Béton - Conservation du patrimoine

«Les halles rouvriront le 14 février 2012, le jour de la Saint-Valentin », indique la maire de Reims, Adeline Hazan. L’annonce n’a rien d’une plaisanterie. Elle scelle la fin de longues années d’atermoiement, durant lesquelles la rénovation du Boulingrin a joué les Arlésiennes.

La Ville a mis longtemps à assumer le cadeau empoisonné que constituait pour elle le classement, en 1990, un an après sa désaffectation, de ce vieux bâtiment en béton armé achevé en 1929, au motif qu’il illustrait une technique révolutionnaire pour l’époque, avec son voile mince et son procédé de coffrage sur ceintre mis au point par l’ingénieur Freyssinet.

L’édifice s’est progressivement dégradé

Et comme l’Etat ne montrait pas d’empressement particulier à honorer sa promesse de subvention, l’édifice laissé à l’abandon s’est progressivement dégradé.

Les défenseurs des halles du Boulingrin semblent entrevoir aujourd’hui le bout du tunnel. Elles seront rendues à leur vocation originelle de marché, après l’abandon d’un projet de transfert sous sa voûte du musée des Beaux-Arts, à l’étroit dans ses locaux actuels. Elles pourront aussi accueillir des manifestations sportives ou culturelles. Des échoppes seront implantées en façade, tandis que les mezzanines serviront de cadre à des expositions.

La réutilisation du bâtiment sera soumise à des contraintes importantes, comme le fait de ne pas pouvoir chauffer ni climatiser la halle afin de respecter l’équilibre thermo-hygrométrique qui garantit la pérennité de l’édifice. L’atmosphère doit rester identique à l’intérieur et à l’extérieur. L’ouvrage en lui-même demeure solide, bien que le béton souffre de carbonatation. Il en coûtera tout de même la bagatelle de 31 millions d’euros pour rénover ce monument et en aménager les abords, un vaisseau fantôme longtemps considéré comme une verrue et dont la démolition avait même été envisagée. La réhabilitation permettra à tout un quartier de Reims de retrouver son animation d’antan.

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ENCADRE

Calendrier prévisionnel

Jusqu’en décembre 2008 : élaboration du projet architectural et technique par François Chatillon, architecte en chef des Monuments historiques.

Janvier 2009 : transfert de la maîtrise d’ouvrage de l’Etat à la Ville.

De janvier 2009 à janvier 2010 : consultation des entreprises pour l’exécution des travaux.

De février 2010 à février 2012 : réalisation des travaux.

Février 2012 : ouverture au public.

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