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Réduction des délais de paiement Bras de fer entre industriels et entreprises du BTP

Mots clés : Entreprise du BTP - Produits et matériaux

La loi de modernisation de l’économie, adoptée l’été dernier, suscite des inquiétudes chez les responsables de fédérations professionnelles du secteur. En cause : l’article 6, qui prévoit une réduction des délais de paiement entre entreprises à 60 jours, ou 45 jours fin de mois à compter de la date d’émission de la facture. Cette disposition est en principe applicable dès le 1er janvier 2009, sauf accords interprofessionnels dérogatoires pouvant justifier une réduction progressive de ces délais jusqu’au 1er janvier 2012. « Nous pensions que l’accord dérogatoire se conclurait facilement, reconnaît Hugues Pouzin, directeur général de la CGI (qui rassemble notamment les négociants de l’approvisionnement au bâtiment). Mais nous devons faire face à un refus de la part de notre amont, à savoir les industriels. » Une information que confirme Vincent Hémery, président de la Fédération de l’industrie du béton : « Nous ne voulons pas d’accord, c’est clair, indique-t-il. Et cette loi n’est qu’une première étape. Nous sommes très actifs pour en obtenir une deuxième qui réduise ce délai à 30 jours. Cette position est partagée par tous les industriels. » En aval de la filière, la mobilisation est plus que jamais à l’ordre du jour. Capeb, FFB, FNTP ont fait de cette dérogation un « combat commun ». Payer leurs fournisseurs à 60 jours dès le 1er janvier, sans garantie quant au délai de paiement de leurs propres clients, serait catastrophique. « Nos entreprises n’ont pas la trésorerie nécessaire pour aller dans cette voie, souligne Didier Ridoret, président de la FFB. Ce dispositif a été imaginé à une période où l’activité économique se portait bien ; il faut admettre qu’aujourd’hui le contexte économique a évolué, et s’y adapter. Ce n’est pas le moment de resserrer la trésorerie de nos entreprises. » La FFB poursuit ses pourparlers avec unions et confédérations pour conclure des accords « avec ceux qui le veulent » et s’engager ainsi dans un système progressif. La FNTP, de son côté, soulignant les délais de paiement tardifs de ses clients (à 70 % publics et para-publics), va demander un moratoire aux pouvoirs publics.

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