Edito

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Mots clés : Efficacité énergétique - Finances publiques

La situation économique est simple : la France n’a pas une grande marge de manœuvre, mais doit absolument faire quelque chose.

Cette relance doit se faire au plan européen. Parce que seule une coordination à ce niveau est de nature à éviter la dispersion, et donc la stérilisation des efforts.

Nos principaux partenaires communautaires ont cependant une approche peu conciliable pour l’un, peu conciliante pour l’autre. La Grande-Bretagne propose une baisse notable du taux ordinaire de la TVA. Ce que la France ne souhaite pas, puisque les tendances déflationnistes font déjà baisser certains prix.

La France demande à l’Allemagne de contribuer davantage au financement du plan européen de relance. Ce que l’Allemagne ne veut pas, car elle n’a pas pratiqué une bonne discipline budgétaire pour, à l’arrivée, payer pour les autres.

Quoi qu’il en soit, la relance creusera encore davantage les déficits publics. Mais ces déficits se creuseraient encore plus, par le simple effet de la crise, si l’on ne faisait rien. Un point semble donc d’ores et déjà acquis : les critères-plafonds de Maastricht seront provisoirement mis entre parenthèses, ou assouplis, dans l’attente de jours meilleurs.

A partir de là, comment faire ? Soit on relance par la consommation. Mais toute aide à la consommation subit d’importantes pertes en ligne (par l’épargne) et provoque des effets pervers (importations).

Reste donc la relance keynésienne par l’investissement. Qui n’a pas les inconvénients des aides à la consommation, mais au contraire un bon effet multiplicateur.

La question est donc de réserver les aides à l’investissement à quelques secteurs bien ciblés, dont la première caractéristique doit être la rapidité de l’effet, qui perdrait tout intérêt s’il ne devait se produire que lorsque la reprise se réinstallera par ailleurs.

Le logement en général, et l’amélioration de la performance énergétique du parc bâti en particulier, répondent exactement à la bonne définition.

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