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Rapport sénatorial Des pistes pour optimiser les travaux ferroviaires

Dix ans après sa création, Réseau ferré de France « est le plus dépendant des gestionnaires de réseau d’Europe puisqu’il sous-traite à l’opérateur historique (la SNCF) l’essentiel de ses missions : gestion et exploitation du réseau, ainsi que sa maintenance et sa surveillance ». Le constat est dressé par Hubert Haenel (photo), sénateur du Bas-Rhin, dans un rapport qu’il vient de remettre à Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux Transports. Il préconise de créer une société indépendante chargée de la gestion du réseau, ENCF (Exploitation nationale des chemins de fer français), « à l’image de RTE dans l’électricité ». A la différence que RFF resterait propriétaire du réseau, chargé de définir et financer les travaux d’entretien du réseau. « Ce schéma permettrait la massification des travaux en coordonnant mieux les plages horaires. » S’agissant desdits travaux, Hubert Haenel propose d’élargir les délégations de la SNCF. L’idée est de relever les seuils pour permettre à RFF une gestion au forfait sur la base de contrats de conception-réalisation. Le sénateur plaide pour un gestionnaire unique en charge de l’exploitation de chaque gare. Paradoxe relevé par le rapporteur : ce gestionnaire « doit être le plus indépendant possible de toute entreprise ferroviaire » mais « la SNCF est a priori la seule à disposer de la capacité opérationnelle » pour cette mission.

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