Régions

QUESTIONS À. Yves Krattinger, président du conseil général de la Haute-Saône « Faciliter la venue des opérateurs privés du logement »

Mots clés : Politique du logement

Comment le conseil général de la Haute-Saône, délégataire des aides à la pierre, répond-il à l’évolution de la demande de logements ?

Je me réjouis que la Haute-Saône ait retrouvé le chemin du dynamisme démographique. Le gain de 6 135 habitants entre les recensements de 1999 et de 2006 porte sa population à 239 600 personnes. On peut même parler d’euphorie dans les zones d’influence de Besançon et de l’aire urbaine Montbéliard-Belfort-Héricourt où s’installent de jeunes ménages avec enfants.

Pour satisfaire la demande en accession comme le locatif, le conseil général propose aux communautés de communes, ainsi qu’aux deux bailleurs sociaux (l’OPH de la Haute-Saône et la SA Habitat et Territoire) d’établir un contrat d’objectifs à l’horizon 2020 dans chacun des 21 espaces de projets du département. Cette approche par bassins de vie donne une feuille de route aux élus locaux et aux bailleurs. Elle doit aussi faciliter la venue des opérateurs privés qui hésitent encore à investir en Haute-Saône. Dès cette année, le conseil général finance 40 Pass-Foncier.

Pariez-vous sur un effet TGV Rhin-Rhône dans le département ?

La position des gares de Méroux et d’Auxon est avantageuse pour le département de la Haute-Saône. Un signe : en un an, mon canton de Rioz, où habitent 1 500 personnes, situé à mi-chemin entre Vesoul et Besançon, a vendu vingt terrains à des entreprises.

Pour que la Haute-Saône profite pleinement de l’effet TGV, nous devons absolument améliorer les accès aux gares et répondre aux besoins en équipements et services à la population.

Les communes dont la population a augmenté bénéficient de 50 euros supplémentaires par habitant, dans le dispositif APPUI . Jusqu’en 2015, le conseil général apporte 15 millions d’euros à 115 opérations représentant 82 millions d’euros d’investissement. La moitié a démarré cette année.

L’aide à l’ingénierie, indispensable aux communes rurales, passe par le financement de la moitié du salaire de l’agent de développement installé dans chaque communauté de communes. Une agence technique départementale, en projet, apportera un complément en conseil.

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