Régions

QUESTIONS À… PIERRE BERGER, président de la fédération régionale des travaux publics d’Auvergne

Mots clés : Apprentissage - Enseignement supérieur - Travail

« Créer des structures départementales »

Quelles sont les priorités de votre mandat ?

Un, mener des actions de sensibilisation pour attirer vers nous toutes les entreprises de nos métiers, surtout les plus petites, qui peuvent trouver auprès de nos instances régionale et nationale des expertises particulièrement efficaces, notamment dans les domaines juridique et social. Deux, créer des structures départementales. Leur statut n’est pas encore choisi mais l’essentiel est de réunir les entreprises au plus près des décideurs, notamment des collectivités locales. Je pense que nous avons aussi une mission d’accompagnement de nos clients : nous leur demandons du travail mais nous pouvons leur apporter notre expertise et nos compétences pour leurs réflexions à moyen et long terme.

Quelle est la situation des travaux publics en Auvergne ?

Après un début 2008 dans la continuité de deux années d’activité très soutenue, nous assistons, depuis mai-juin, à un fléchissement inhabituel. La reprise constatée généralement à partir de septembre les années d’élections locales ne s’annonce pas.

Cela devient préoccupant, notamment dans le Puy-de-Dôme où les carnets de commandes sont très restreints : certaines entreprises, filiales de grands groupes comme indépendants, n’ont pas de lisibilité à plus d’un mois et demi. Ceci est la conséquence de la situation économique globale et des problèmes de financement des collectivités qui ne concrétisent pas leurs projets. Nous allons nous mobiliser pour informer les pouvoirs publics.

Y a-t-il des conséquences sur l’emploi ?

Des entreprises parlent de chômage technique. Pour le moins, elles vont devoir stopper leurs efforts de recrutement et de formation de jeunes alors qu’il va y avoir dans les prochaines années de gros besoins liés aux départs à la retraite.

Où en sont vos projets de formation ?

La création d’un CFA hors les murs de conducteurs d’engins devrait se concrétiser : la formation de jeunes Auvergnats serait assurée par le lycée des métiers du génie civil d’Egletons et financée par le conseil régional d’Auvergne qui est d’accord sur le principe. La décision dépend des arbitrages du budget primitif 2009. Cela implique aussi une mobilisation des entreprises : nos adhérents doivent comprendre que la taxe d’apprentissage doit servir à la profession.

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