Régions

QUESTIONS À… Pascal Capdevila, président du Syndicat peinture et finitions de Haute-Garonne

Mots clés : Démarche environnementale - Développement durable - Produits et matériaux - Second oeuvre

« L’évolution de la réglementation impose une adaptation rapide des méthodes de travail »

Vous venez d’organiser le premier salon départemental « peinture, sols et finitions ». Quel était l’objectif de cette manifestation ?

Ce salon représente avant tout un moyen de communiquer sur nos métiers, leur évolution, les innovations, auprès des maîtres d’ouvrage et des prescripteurs. Mais il s’agissait aussi, à travers les conférences organisées dans ce cadre, sur le développement durable ou l’isolation thermique, de diffuser une information auprès de l’ensemble des professionnels, peintres, applicateurs…

Quelles sont, dans cette perspective, les grandes évolutions de vos métiers ?

Nous sommes confrontés à une forte demande pour les produits respectueux de l’environnement. Et l’évolution de la réglementation impose un changement rapide dans les méthodes de travail. Il y a dix ans, 70 % des peintures étaient à base de solvants et 30 % en phase aqueuse. Cette proportion s’est inversée et en 2010 les solvants auront disparu. L’isolation par l’extérieur constitue aussi un chantier important pour les années à venir. Nous devons faire en sorte que ce marché reste chez les peintres, mais il nous faut du personnel qualifié. Ce qui implique des actions de formation mises en place par les organisations professionnelles.

Mesurez-vous l’impact de la crise actuelle de la construction de logements sur les métiers du second œuvre ?

Je ne suis pas exagérément pessimiste. Certes, on note un tassement des carnets de commande qui sont passés de six mois à trois ou quatre aujourd’hui. Mais des adaptations sont possibles. Si le neuf faiblit, il faudra se replier sur le marché de la rénovation et de l’entretien pour lequel la demande reste forte. Et dans une certaine mesure cela peut permettre d’assainir l’offre. Les entreprises qui ont une démarche vraiment qualitative resteront en place. Ceci dit, il faut attendre quelques mois avant de mesurer vraiment les effets de la crise.

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